Un bras

woman-1284353_640Kelly nous raconte qu’à la fin de sa grossesse, limitée dans ses mouvements, son mari la challenge sur son activité réduite en demandant : “Alors qu’as -tu fait toute la journée ?”  – Sans ciller elle répond du tac-au-tac « J’ai fait pousser un bras – et toi ? »

J’aimerais avoir sa répartie.

Techniquement elle n’a évidemment pas fait pousser de bras ce jour précis, mais elle a expliqué à son époux que même si elle n’était pas visiblement active, les choses ont avancé sous la surface.

Cette illustration s’applique à la plupart de nos journées. Nous ne donnons pas naissance à de nouveaux et fantastiques projets, idées et bébés. Nous réfléchissons, mûrissons, dorlotons et affinons la plupart des choses pendant un certain temps, avant de les présenter aux autres.

Quel bras faites-vous pousser sous la surface en ce moment ? Et qu’aimeriez-vous dire aux personnes qui vous challengent par rapport au temps que vous prenez pour faire mûrir ?



Fallait y penser

trees-serviceRoman a 24 ans et chemine à côté de moi pendant une randonnée. Nous papotons et découvrons qu’il aime l’escalade.

Il s’avère qu’il en a même fait son métier, ce qui n’est pas évident. Surtout quand on considère qu’il il est jardinier de formation. Trois questions plus tard, je découvre qu’il élague les arbres – en hauteur. Bref, il grimpe à l’aide d’une corde en s’auto-assurant, coupe les branches à bras tendu avec une tronçonneuse, soigne les blessures et redescend. Et il aime cela.

Le lien entre la jardinerie et l’escalade n’est pas évident, mais une fois trouvé, il saute aux yeux.

Plus tard ce même jour, je chemine avec Valentin qui lui, vient de quitter son job dans les assurances pour faire un métier plus créatif. Il adore l’art. Devinez comment il va s’y prendre ? – en proposant ses services aux musées pour renégocier leurs contrats d’assurances !

Je suis époustouflée par tant de créativité !

Et vous ? Comment pourriez-vous combiner votre passion avec votre gagne-pain ?



Un arbre

4493901776_IMG_1449 2Jutta est la personne avec les racines les plus solides que j’ai eue le plaisir de rencontrer.

Elle est l’image même de l’arbre ancré dans le sol, car elle n’a jamais quitté son village natal, parle avec le même dialecte peu importe la langue qu’elle emploie et représente à elle toute seule une région et l’art de vivre local.

Jusqu’ici rien de bien étonnant – sauf quand cette fille de campagne chausse son sac à dos, traverse l’Inde à pied, ou trouve une excuse pour papoter avec n’importe quel étranger qui se trouve sur son chemin dans un pays inconnu.

Elle a une ouverture d’esprit qui fait défaut à pas mal de citadins qui se complaisent dans un rôle de cosmopolite. Pour ma part, j’ai pris une leçon d’humilité en sa présence. Elle me disait admirer ma vie de business woman polyglotte, de serial pigeon voyageur. Et pourtant.

Pour rester dans l’analogie de l’arbre, Jutta à des branches qui tendent dans toutes les directions : la philosophie, les religions, l’ouverture d’esprit, l’absence de jugement… un exemple pour beaucoup.

Elle combine parfaitement les racines les plus profondes avec les branches les plus longues. Pourtant, elle est toujours là où moi je suis née.

Quel est « l’arbre » que vous admirez dans votre terre natale qui a des branches plus longues que les vôtres ? Dites-le lui. Vous lui ferez plaisir, et vous adosser à son tronc vous fera le plus grand bien. J’en ai fait l’expérience.



Faire le tri

Nous avons tous une connaissance désespérante. Elle ou il a ce talent inouï de nous faire remarquer systématiquement  le seul truc qui ne va pas.

Vous lui présentez fièrement votre nouvelle voiture et il va trouver qu’elle a un coffre trop petit pour faire les courses ou à l’inverse qu’avec sa taille généreuse elle sera difficile à garer.

Vous lui annoncez l’achat d’un appartement à la mer pour les vacances et il ne manquera pas de dire que maintenant vous devez toujours y retourner et ne découvrirez jamais de nouveaux endroits.

Son talent est de trouver les 10% qui ne vont pas – selon ses standards.

Le sauveur en moi à voulu les convertir en optimiste. Mais des années d’apprentissage m’ont convaincue : J’ai fait le tri dans mes connaissances. Au lieu de vouloir sauver ces pauvres malheureux, je ne les fréquente plus. C’est excellent pour mes nerfs et pour mon emploi du temps.

Et vous ? A qui laissez-vous la possibilité de vous gâcher le plaisir de vos achats, vos décisions ?  Petit ménage à faire ?



Boulimie quand tu me tiens …

thon caminoJe fais un footing en écoutant un livre grâce à mes écouteurs.  Je prends un avion en apprenant de nouveaux outils grâce à mon Kindle.  Je passe mon temps à imbriquer mes activités professionnelles, familiales et personnelles façon tétris, pour toujours faire plus, plus vite, en parallèle.

Bref, je suis souvent d’une efficacité redoutable et la boulimie entraine la boulimie.

Mais que se passe-t-il quand le bruit s’arrête ?

Lors de mes 6 semaines de randonnée cet été, je n’ai fait que mettre un pied devant l’autre. Pas d’écouteurs. Le silence alentour. Le silence dedans.

Piqueniquer seule. Vue sur la mer. Pas de livre. Pas de conversation. – Alors, même une boite de thon change de saveur.

Ayant goûté à cette mono-activité (et ce thon), me donne envie d’être plus présente à ce que je fais au quotidien.

Et vous ? A quoi avez-vous envie de vous consacrer exclusivement sans vous laisser déborder par votre propre boulimie ?


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Qui suis-je ?

Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

Bullement vôtre,
Gundula

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