Le gruyère

gruyère« Plus il y en a – moins il y en a. C’est comme le gruyère » !  – ? Perdue, il m’explique : « Dans le gruyère, il y a plein de trous. En ajoutant plus de gruyère, tu obtiens encore plus de trous ! Donc plus tu en as, moins tu en as ! »

Je trouve sa logique complètement enfantine.  Jusqu’à ce que cela murisse. Après tout, c’est un syllogisme selon Socrate.

En travaillant pour prendre soin de ma famille, je suis absent. Plus je prends soin de ma famille, moins je passe du temps avec eux. Donc, plus je prends soin de ma famille, moins je passe du temps avec elle !

Ce sont deux faces d’une même pièce. Un côté lumière et un côté ombre. En augmentant la pièce pour avoir plus de lumière, j’augmente aussi la part d’ombre !

La métaphore du gruyère, un peu fort en odeur, nous permet de prendre du recul sur tous les grands et petits excès de notre vie. Je bois plus pour m’amuser plus – mon mal de tête augmente aussi. Je gagne encore plus d’argent – je vois encore moins mes enfants.

Quelle  part de gruyère avez-vous augmenté sans avoir réalisé que vous avez aussi augmenté le nombre de trous ?



Sept minutes

Ceux qui me connaissent savent que j’engage la conversation facilement. Ce n’est donc pas surprenant que j’aie fait la connaissance de mon voisin de siège dans un avion et découvert qu’il était pilote de ligne pour Kenya Airways.

Je fus étonnée quand il m’expliqua que voler un 747 était en réalité très ennuyeux car le temps de vol manuel pour un pilote ne représentait que 7 minutes environ. 3 bonnes minutes au décollage et encore autant à l’atterrissage. Le reste ? – autopilote !

C’est étonnant quand on y pense en tant que passager. On passe 7 heures entre Paris et NY et le pilote ne gère plus que les exceptions et les urgences.

hache dabattageCeci renvoie à l’histoire racontée sur Abraham Lincoln : s’il avait 1 heure pour couper un arbre il prendrait 50 minutes pour affûter la lame de sa hache.

Un pilote passe énormément de temps à préparer son vol avant le départ, à entrainer ses réflexes, à se former, à s’instruire pour être prêt au moment où tant de gens lui sont confiés.

D’ailleurs Picasso répliqua à une dame qui s’offusquait du prix exorbitant d’un croquis fait sur une nappe en papier en 3 minutes : « ce n’est pas le croquis que vous payez madame, ce sont mes 30 ans d’expérience ! »

Et vous ? Quelle est la valeur de votre expérience ?



Habitudes alimentaires

Une bulle partagée par une lectrice fidèle suite à la bulle « comestible »:

cochonMon père était boucher dans une petite ville de province. Enfant, je l’accompagnais dans ses « visites », à l’abattoir de la ville, chez les fermiers … J’ai adoré ces moments partagés avec lui, et je me souviens en particulier d’un jour où nous avons transporté un cochon, qui a réussi à sauter du camion et s’est sauvé dans les champs de maïs.

Très drôle de voir mon père et son aide essayer de bloquer l’animal qui suivait son instinct de survie qui le faisait courir à toute pattes !

Aujourd’hui je suis végétarienne. Pour exorciser ? Peut-être. Mais surtout parce que j’ai écouté ceux qui me disaient que le monde de demain ne supporterait pas l’élevage intensif comme il se profile, et que si nous mangeons des vaches, des lapins et des moutons, pourquoi pas des chats ou des chiens …

Et vous, quand avez-vous continué une pratique historique sans vous demander si elle était encore bien-fondée de nos jours ?

Végétariennement vôtre,
Valérie

Encore carnivorement vôtre,
Gundula



Comestible

Male Springbok (Antidorcas marsupialis) Skeleton Coast Park, Namibia.En Safari à cheval notre guide biologiste pointe dans la direction d’un troupeau et proclame « Springbocks ! » puis elle ajoute « ils sont délicieux !». – Surprise par cet ajout un peu saugrenue je souris de son humour oh so british.

Peu après, elle nous fait découvrir des oryx sous un arbre et ajoute une fois de plus « très bons sur le BBQ ».  Je me pose la question si je suis juste en face d’une carnivore avérée, si son humour est décalé ou si ici tout est jugé par sa comestibilité ?

Il s’avère que dans un pays où il n’y a pas d’eau pour faire pousser des fruits ou légumes, les habitants se rabattent sur de la viande. Ce n’est pas vraiment un choix. Ils ne chassent pas pour les trophées, ou autre effets secondaires, ni les animaux en voie de disparition. Juste ce qu’il leur faut pour manger.

Juger à travers les yeux de l’hémisphère nord comment les habitants de l’hémisphère sud gèrent la sècheresse serait injuste. Souvent il faut une explication pour comprendre ce qui nous paraît bizarre.

Et vous ? Quand avez-vous jugé sans avoir pris avant le temps de comprendre ?



Le choix de la confiance

En passant la sécurité de l’aéroport en Italie, je me rends compte que mon iPad n’est pas dans mon sac à dos. Explication possible: Il est resté dans la voiture de location mais je n’en suis pas sûre.

ipad-clipart-black-and-white-clipart-panda-free-clipart-images-9clQZs-clipartJe fonce au comptoir du loueur. Un jeune gars caché derrière ses lunettes miroir évacue ma demande en me disant que la voiture est partie au lavage et que l’opérateur de la station est parti déjeuner. Arh.

Il me propose de m’appeler dès leur retour. J’ai un doute mais je fais le choix d’avoir confiance. Je refuse carrément de penser que mon iPad pourrait être volé. Je retourne au terminal, repasse la sécurité et attends son appel en mangeant un sandwich.

Mon téléphone sonne. Je passe la sécurité une troisième fois pour récupérer ma tablette et faire la bise au préposé à lunettes.

Mon choix de croire en l’honnêteté de ces personnes m’a-t-il aidé à retrouver mon iPad ? A défaut de preuve du contraire, je pense que ma confiance a influencé la suite.

En quoi avez-vous suffisamment confiance pour influencer les événements ?


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