Un amour de chien

Un petit garçon assiste au décès de Babou, le chien de la famille. Le vétérinaire lui explique que les chiens ont une durée de vie plus courte que les hommes et que Babou avait eu une belle vie.

Le petit garçon réplique : « C’est normal qu’il soit parti plus vite que nous ! – mes parents m’ont dit que nous sommes sur terre pour apprendre à aimer inconditionnellement. Babou savait déjà le faire. Il remuait la queue à chaque fois qu’il nous voyait ! Il nous faisait la fête à chacun de nos passages ! Il s’asseyait à côté de nous quand nous étions tristes. Babou était déjà sage. Il n’avait plus besoin d’apprendre. »

Et si nous prenions exemple sur les chiens ? Faire la fête à ceux qui rentrent à la maison, sortir prendre l’air chaque jour peu importe le temps qu’il fait, consoler quelqu’un par notre simple présence ?



Mon frigo est vide

Mon téléphone sonne alors que je suis en train de skier. Mon amie me demande ce que nous faisons samedi soir. Je lui réponds sans réfléchir : « nous rentrons de vacances à 18:30, nous n’avons rien de prévu et comme notre frigo est vide, nous serions ravis de dîner chez vous ! »

Mon mari me dit: « tu es gonflée »

J’ai appris par la suite que mon amie avait appelé pour nous inviter et qu’elle avait trouvé génial que je lui fasse part de mes envies sans fausse pudeur.

Une semaine plus tard, elle m’appelle à nouveau et me pose la même question. Déjà engagée par ailleurs je lui exprime mon regret. Elle me dit alors qu’elle a très envie d’un Gin Tonic dont mon mari a le secret.  

Je l’ai invitée pour l’apéro et sommes ensuite partis à notre dîner.

Quand nous exprimons sincèrement ce dont nous avons envie il y a des fortes chances que l’autre ait envie de nous faire plaisir.

Et vous ? Qu’avez-vous envie de demander sincèrement ?



Le conte de Roissy-CDG

Le téléphone à l’oreille, je traverse l’aéroport au pas de charge. Un voyageur qui traîne sa valise à roulette m’interpelle « Do you speak English » ?

Je m’arrête, toujours prête à aider. Il me demande de le dépanner de 20 euros. Il est coincé à l’aéroport et personne pour lui venir en aide. Cela se bouscule dans ma tête, je suis pressée, je me demande pourquoi moi, je ne lui fais pas entière confiance et je finis par lui dire que je n’ai pas de liquide sur moi. En guise de réponse il m’insulte « dites tout de suite que vous ne voulez pas m’aider au lieu de me sortir des excuses » !

Je pars un peu honteuse de n’avoir pas été charitable. Je me dis – après coup évidemment – que j’aurais pu lui demander son histoire, en faire une jolie bulle de bonheur et en échange contribuer à ses 20 euros.

Deux semaines plus tard, j’entends à nouveau une voix « do you speak English » ? – Même monsieur, même valisette à roulettes. Je lui souris et lui réplique « Vous étiez déjà coincé la semaine dernière monsieur ! » Surpris, il tourne les talons. Et j’ai eu mon histoire pour mes bulles de bonheur !

Je n’avais pas cru l’histoire du monsieur à la première rencontre. Et vous ? Faites-vous confiance à votre intuition ?



Perfectionner une pratique

“Fais travailler ton matériel ! – descends sur tes genoux ! – tourne le haut de ton corps ! » Les recommandations pleuvent, pourtant je me croyais bonne skieuse. Doumé me fait penser à la plante de mes pieds – confinées dans mes bottes – ou encore à mon regard que je suis censée porter au loin….

Je rouspète, essaie, challenge les recommandations, essaie à nouveau quand même, adopte finalement les astuces et réalise que ma pratique, pourtant confirmée, s’est nettement améliorée à la fin de la semaine.

Je me rends compte que ma façon d’apprendre ou d’améliorer n’importe quelle pratique fonctionne selon ce même schéma. Quand on me suggère une amélioration dans n’importe quelle technique allant de la cuisson d’une viande à la façon d’animer un séminaire, je commence par me rebiffer… puis j’essaie, demande des explications supplémentaires et finalement, j’adopte !

Ayant vu ce modus operandi, je décide de supprimer la phase « rouspéter » … après tout, je fais perdre moins de temps à tout le monde !

Et vous ? Quelle phase pouvez-vous supprimer pour avancer encore plus vite ?



Je grimpe comme je vis

Accrochée sur un mur d’escalade, j’hésite à me lancer vers la prochaine prise : je ne veux pas prendre un vol (“chuter » pour le novice). Je suis sur une voie qui est à ma porté et j’ai un baudrier, une corde et un assureur. Je pourrais donc faire un peu n’importe quoi mais cette prudence me ressemble.  Je pratique des sports qui comportent des risques mais je fais attention où je mets les pieds.

C’est d’ailleurs ce que je fais dans tous les domaines de ma vie. Je travaille en indépendante mais je prépare, m’entraine, vérifie, demande des recommandations, pèse le pour et le contre et je prends des décisions en minimisant les risques. Tout cela m’évite les mauvaises surprises et me permet d’avancer avec assurance dans la vie.

Et vous ? Qu’est-ce que votre façon de faire du sport dit de votre façon de vivre ? 


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Qui suis-je ?

Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

Bullement vôtre,
Gundula

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