Nietzsche

Celui qui possède un « pourquoi » qui lui tient lieu de but,
peut vivre avec n’importe quel « comment ».
– Friedrich Nietzsche

Dans son livre « Découvrir un sens à sa vie » le Dr Victor Frankl, à l’origine de la logothérapie (le sens de la vie), cite souvent Nietzsche et raconte une belle histoire:

ll a reçu en consultation un homme âgé qui était inconsolable de la mort de sa femme cinq année plus tôt. La vie lui semblait invivable sans elle.

Au lieu de lui proposer des recettes ou conseils tout faits, le Dr Frankl lui a demandé comment sa femme aurait vécu sa propre survie si lui était parti en premier. Il répondit qu’elle aurait été perdue et probablement aussi, voire plus, inconsolable que lui dans sa solitude.

« Vous voyez, en étant le survivant, vous lui faites le cadeau de ne pas devoir vivre cela. »

L’homme réfléchit un long moment se leva et dit au Dr qu’il pouvait vivre avec cela, qu’il avait trouvé un sens à sa souffrance et partit.

Frankl pour sa part a survécu à 4 camps de concentration. Son observation était que les survivants n’étaient pas forcément ceux qui étaient les plus en forme physiquement, mais ceux qui trouvaient un sens ou une raison pour survivre et continuer.

Et vous ? Quand avez-vous baissé les bras la dernière fois au lieu de trouver un sens à ce qui vous arrive pour en tirer une leçon et continuer ?



Une commodité

Mon voisin de table me confie que son épouse l’a quitté pour un autre. En bon banquier, il en fait une analyse qui  ne manque pas d’humour.

Cours boursierIl reconnaît avoir traité sa femme comme une commodité (produits de premier nécessité, cotés en bourse tel le café ou le blé).
Après 30 ans de vie commune me dit-il, on ne voit plus la femme dont on est tombé amoureux mais une colocataire avec qui on partage les tâches, les factures, l’éducation des enfants et autres événements du quotidien.
Jusqu’au jour où un autre arrive et voit en elle le produit de luxe qu’on a perdu de vue en cours de route.

En tant que femme je n’étais pas particulièrement enchantée d’être comparée à un produit coté en bourse mais son analyse ne manquait pas d’à propos.

Et vous? Voyez-vous encore le produit de luxe qui vous a fait craquer derrière ses allures actuelles de commodité ?



Mes yeux

On dit que les yeux sont les fenêtres vers l’âme.

larme aux yeuxA Rome, en regardant un pin parasol majestueux contre le ciel bleu ensoleillé j’ai l’oeil humide, tellement je trouve cela beau. Mon oeil pétille en voyant arriver un verre de prosecco bien frappé. Et j’ai systématiquement la larme au coin de l’oeil en admirant l’immensité de la Basilique Saint Pierre.

Quand mes yeux me parlent ainsi, je sais que je suis touchée. C’est mon âme qui me parle, quand mon cerveau, lui est toujours en train de faire du tourisme. Dans ces moments magiques je déconnecte mon cerveau afin de  profiter de ces petits instants de bonheur.

Quand vos yeux vous ont-ils parlé la dernière fois ? Vous les avez écoutés ? Si oui, vous êtes capable de retrouver les choses qui vous touchent profondément à volonté  – au lieu de marcher à la surface de votre vie.



Le homard

LobsterLa vie d’un homard ne m’a pas particulièrement intéressé, si cela n’impliquait pas son arrivée dans mon assiette. Mais voici ce que j’ai appris pendant les fêtes :

Les homards – comme nous tous – naissent petits et grandissent tout le long de leur vie.  Or, leur carapace ne grandit pas. Il faut que la pauvre bête se débarrasse de son costume devenu trop petit pour pouvoir se fabriquer un nouveau.

Vous imaginez le boulot pour sortir de cette armure ?  – et sa vulnérabilité quand il est tout nu ? Par  pudeur, et surtout pour sa survie, il se cache sous un rocher, se débarrasse douloureusement de sa carapace et puis attend patiemment la pousse de la nouvelle avant de pouvoir ressortir vêtu d’un costume tout neuf  – et surtout plus grand.

Maintenant imaginez-vous que notre homard soit un homme qui n’a pas envie de souffrir ou de s’exposer au danger. Il irait chez le médecin pour demander des antidouleurs … et il resterait petit et coincé dans son costume qui ne lui convient plus.

En entendant cette histoire, je n’ai pu m’empêcher de penser à tous ceux qui évitent à tout prix les conflits, les brouilles et autre chaos qui pourraient être difficiles. Mais si nous en avions besoin pour pouvoir muer ?

Quel chaos mériterait que vous le viviez, afin de passer au prochain stade ?



Jeter l’ancre

arton236L’été dernier nous avons installé notre fils à Montréal pour ses études. Ne connaissant pas la ville, nous avons – un peu au hasard – choisi un logement dans un quartier résidentiel : Outremont. Nous avons découvert ce dernier à coup de balades, de petits cafés et apéros.  Nous nous y sentions bien.

Puis, pour nous rapprocher d’amis, nous avons changé de quartier et je n’ai jamais su l’apprécier autant.

De même quand j’arrive dans une station balnéaire ou dans un café parisien. La première table où le café a été servi, sera toujours une table « spéciale ». C’est l’endroit où j’ai jeté mon ancre.

Tout ceci est également vrai en coaching ou psychanalyse. La façon dont nous avons découvert, vécu ou ressenti un événement la première fois, devient le point d’ancrage pour le futur. Si la première fois que je suis tombée à l’eau, elle a été froide, cela devient l’expérience ancrée chez moi. Je ne risque pas de me jeter à l’eau de gaité de cœur la prochaine fois !

Et vous, pour cette année 2017 ? Auriez-vous besoin de lever l’ancre de certaines de vos expériences et comportements pour la jeter un peu plus loin ? – dans des eaux certes inconnues, mais peut-être plus douces ?

Bonnée année !


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