Le sac à dos

Qsac à dosuand je randonne, je me fais doubler par des randonneurs plus rapides, moins chargés, plus jeunes.  A d’autres moments, j’en double à mon tour et je me dis que leur sac à dos doit être bien lourd.

La réalité est que je ne peux pas connaître le poids de leur sac à dos.  Est-il chargé avec du plomb ou des plumes ? Le randonneur fredonnant ou peinant, fait-il la moitié ou le double de son âge ?

Parfois, je m’entends juger l’allure de l’un, la dégaine d’un autre ou encore une attitude particulièrement désagréable.

Mais que sais-je du poids de son « sac à dos » ? Ce poids, réel ou métaphorique, serais-je capable de le porter ?  Sort-il d’une longue maladie ? Est-il en deuil ?

Quel sac à dos avez-vous envie d’ouvrir au lieu de juger à l’aveugle ?



Parlez ! On vous écoute.

pixabay microphone-1172260_640« Si mes murs pouvaient parler !  » – s’exclame l’esthéticienne lors d’une réunion d’entrepreneurs. « Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que mes clientes me confient. »

Je souris intérieurement car avec ma prof d’italien c’est la même chose. Elle me demande ce que j’ai fait la semaine dernière, ce que je fais cette semaine et ce que l’avenir me réserve. De cette manière je parcours les trois temps et si  – sur un malentendu – j’ai regretté de ne pas avoir fait quelque chose, le conditionnel y passe aussi !

Bref, je la considère souvent comment mon psy personnel (façon espresso évidemment).

Tout compte fait, les psychologues, coaches, esthéticiennes et autres profs d’italien ne font rien d’autre que nous faire parler. Aucun d’eux n’a la réponse à nos problèmes. Celle-ci est en nous. Le fait de dire les choses à haute voix, éclaire une situation d’une façon différente. Ce n’est pas ce que dit l’autre qui nous fait avancer, c’est prendre le temps d’écouter notre propre voix.

Vos psy perso qui savent écouter sans vous apporter leur réponse ou leur opinion sont rares. Si vous en avez un(e), vous le savez déjà.

Faites-leur savoir la valeur qu’ils ont pour vous. Cela leur fera plaisir. Pour Laura c’est tout fait : sei la migliore !



Pause Pomme

Pixabay wood-bowl-1420258_640Philippe me raconte qu’il a instauré dans son équipe une pause obligatoire sur les coups de 15h30/16h. Il l’appelle la « pause pomme ». Pas seulement parce que c’est trop tôt pour l’apéro et trop tard pour de la caféine, ni parce qu’une pomme est censée garder le médecin au loin, mais avant tout parce qu’elle est une excuse.

On ne peut pas avaler une pomme d’un coup ou en faisant autre chose. Il faut un minimum de temps et au moins une main libre. La pause est donc rythmée par la durée de la mastication et cette dernière nous force – ou permet – d’écouter les autres mangeurs !

Si je sais que dans ma journée, ou celle de mon équipe il y a un moment difficile ou charnière à une heure précise, pourquoi ne pas instaurer une « pause pomme » ? Anticiper et gérer en même temps. Créer une rupture qui me permette de lever la tête du guidon au lieu de pédaler dans la semoule. Etre « forcé » à échanger au lieu de tourner en rond avec ma problématique.

Les italiens descendent au café du coin pour avaler un expresso bien serré. Pour ma part, je planifie des déjeuners avec des personnes de tous horizons afin d’élargir le mien.

Et votre pause pomme à vous ? A quoi pourrait-elle ressembler ?



« Big hug » ou une belle accolade

IMG_2484Tous mes amis le savent : j’adore faire des  » big hugs  » – dans la langue de Molière une belle accolade. J’aime ce contact physique avec les personnes que j’aime, en donner un à quelqu’un dans la détresse ou en faire un pour célébrer. Bref. Toutes les excuses sont bonnes.

Lors d’un de mes cours de coaching,  j’observe un participant qui me semble dubitatif, voire en souffrance. Après l’exercice je lui demande s’il a besoin d’un  » hug « . Il me regarde du haut de ses 2 m et me lance :  » ce n’est pas plutôt toi qui en a besoin ?  »

Vexée, je me détourne et trouve vite une autre personne qui veut bien de mon accolade. Et c’est à ce moment-là que je commence à comprendre. Il avait raison. J’avais proposé de distribuer un hug non pas parce que LUI, mais parce que MOI j’en avais envie. J’avais projeté mon envie sur lui.

Je lui partage ma découverte un peu plus tard – après tout nous sommes en coaching, l’endroit parfait pour avoir ce genre d’échanges – et il m’explique sa perspicacité :  » Quand mon père avait envie de manger, il disait à ma mère – chérie, les enfants ont faim !!! « .

Alors vous ? laquelle de vos envies projetez-vous sur d’autre ?



Appuyez ici !

Pixabay elevator-926058_640On m’explique que la plupart des boutons dans une ville sont factices. Par exemple, un feu rouge : le réglage est sur  » automatique  » mais un bouton donne l’impression au piéton de participer activement dans son souhait de traverser la route.

Ellen J. Langer, professeur de psychologie à l’Université de Harvard a étudié  » L’illusion de contrôle « . Elle dit que ces boutons diminuent le stress et favorisent le bien-être. Il s’agit de boutons-placébos.

Nous consultons les employés à travers un sondage, nous participons à des élections, notre époux nous demande notre avis. Même si l’action entreprise par la suite ne correspond pas à nos souhaits, nous avons l’impression d’avoir été entendu.

La plupart de nos souhaits ont avant tout besoin d’être entendus. Si nous avons cet espace ou forum d’expression, nous avons l’impression de contrôler.

Qu’avez-vous besoin d’exprimer pour satisfaire votre besoin de contrôle ?


Page 2 of 6812345...102030...Last »

Qui suis-je ?

Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

Bullement vôtre,
Gundula

S’Abonner aux bulles de bonheur

Rechercher

Les bulles pétillent ailleurs

Lecture

La vente La negociation L'influence

Archives