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L’histoire des ponts

Voici l’histoire d’un père et son fils qui s’aimaient beaucoup et qui vivaient en parfaite harmonie sur leur terre à bois, jusqu’au jour où un conflit éclata entre les deux.


Le père et le fils vivaient du fruit de leurs labeurs. Ils travaillaient et récoltaient ensemble. Ils avaient tout en commun. Tout commença par un malheureux malentendu entre eux. Mais peu à peu, le fossé se creusa jusqu’au jour où il y eut une vive discussion entre les deux. Puis un silence douloureux s’installa et dura plusieurs mois.


Un jour quelqu’un frappa à la porte du fils. C’était un homme à tout faire qui cherchait du travail: – «Avez-vous quelques réparations à faire?». – «Oui, lui répondit-il, j’ai du travail pour toi. Tu vois, de l’autre côté du ruisseau vit mon père. Il y a quelques mois il m’a offensé gravement et nos rapports se sont brisés. Je vais lui montrer que je peux aussi me passer de lui.   Tu vois ces pierres à côté de ma maison? Je voudrais que tu construises un mur de deux mètres de haut, car je ne veux plus le voir!». – L’homme répondit: «Je crois comprendre la situation…».


Le fils aida son visiteur à réunir tout le matériel nécessaire. Puis, il partit en voyage le laissant seul pendant toute une semaine. Quelques jours plus tard, lorsqu’il revint de voyage, l’homme à tout faire avait déjà terminé son travail. Mais quelle surprise! Le fils fut totalement bouleversé. Au lieu d’un mur de deux mètres de haut, il avait plutôt construit un magnifique pont.


Au même instant, le père sortit de sa maison et courut vers son fils en s’exclamant: – «Tu es vraiment formidable! Construire un pont après ce que je t’ai fait! Je suis fier de toi et te demande pardon.».


Pendant que le père et son fils fêtaient leur réconciliation, l’homme à tout faire ramassa ses outils pour partir. «Non attends! Lui dirent-ils. Il y a ici du travail pour toi!». Mais il répondit:
– «Je voudrais bien rester, mais j’ai encore d’autres ponts à construire.»


Alors voici ma question du dimanche matin : avez-vous des ponts à construire ou à reconstruire dans votre vie ? Si la réponse « oui » – vous attendez quoi ? – poser la première pierre dès aujourd’hui !



Cuisses de pigeonneau

J’en conviens – il n’y pas grand-chose à manger après une cuisse de pigeonneau  – mais ce qu’il y a est absolument délicieux, facile à préparer et idéal pour accompagner votre apéritif. Ceci dit il suffit d’en servir 4 à 5 par personne pour en faire une entrée originale.


Vous chauffez un peu d’huile dans une poêle et vous y déposez les cuisses préalablement salés et poivrés côté peau. Faites attention que l’huile soit bien chaude sans la brûler. Vous baissez un peu, mais continuez à saisir à feu vif pendant 10 minutes (oui je sais, cela paraît long mais c’est comme cela que la peau va devenir croustillante !). Au bout de 10 minutes vous les retournez et saisissez 5 minutes de l’autre côté.


Pendant ce temps vous préparez de l’ail, et du persil, les deux finement  hachés. Vous ajoutez l’ail pendant les deux dernières minutes de cuisson pour être sûr qu’il soit cuit.Vous ajoutez le persil au moment où vous éteignez le feu et vous mélangez le tout.


Servez dans la poêle ou bien sur des assiettes individuelles – vous n’allez pas résister à vous lécher les doigts !








Autrement

L’homo civilisatus, c’est-à-dire vous et moi, vit avec ses habitudes. C’est  John Dryden qui en a fait un résumé intéressant :  « Nous façonnons d’abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent.  »


Quand je regarde autour de moi, je remarque à quel point j’enchaine les mêmes gestes, les mêmes habitudes, chaque jour sans les mettre en cause, sans les améliorer ou les questionner. Je m’asseye  toujours sur le même siège pour dîner, je me  gare toujours au même endroit, je pose mes affaires toujours sur la même étagère, etc.


Dès que nous faisons les choses – de façon exprès ou pas – autrement, nous remarquons que nous sommes stimulés par ce nouvel angle. Lors d’un dîner avec des amis je ne suis pas assise au même endroit que d’habitude et je vois une grosse toile d’araignée dans le lampadaire que je ne pouvais pas voir de ma place habituelle… j’allume une bougie à un endroit où je n’en avais jamais posé et sa douce lumière me rappelle la beauté du cadre qui est posé juste au-dessus… le matin, au lieu d’écouter ma chaîne radio habituelle, je change et me fais surprendre par une musique qui me rappelle un événement particulièrement heureux !


Alors c’est quoi ce « stimulus » ? Selon le dictionnaire il désigne tout ce qui provoque une excitation allant d’un son, à un stimulus visuel, une source chaleur, la sensation de gravité, un événement, une odeur, etc.

Alors  qu’est-ce qui vous stimule ? – ce week-end à cheval dont vous rêviez depuis des mois ou des années et qui vous fait déborder d’énergie et d’anecdotes à raconter ? – ce repas au restaurant avec des êtres chers qui a excité vos papilles ? – ce changement de travail qui stimule à nouveau votre créativité et votre enthousiasme par des gestes que vous n’aviez plus qu’exécuté « par habitude » ?


Si les trois mots suivants vous font défaut dans votre vie quotidienne :

Stimulus – Excitation – Créativité

…il est grand temps de les provoquer.


Je ne dis pas que c’est facile, mais maintenant que je vous en ai parlé, c’est comme si j’avais allumé la lumière dans la cave, vous aurez vu ce qu’il y avait. Même si j’éteins à nouveau, vous ne pouvez plus revenir en arrière – vous ne pouvez plus dire que tout était noir, que vous n’avez rien vu ! Alors retroussez vos manches et faites comme Mark Twain vous suggère : « On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.  »


– allez-hop, c’est parti, engagez-vous sur la première marche !



Les tomates provençales

Des tomates, de l’ail, du vieux pain, du persil (frais ou séché), du sel et de l’huile d’olives sont les ingrédients de cet accompagnement aussi inratable que délicieux !

Vous coupez vos tomates « à la ceinture » en deux moitiés égales et en retirez  le pédoncule avec un couteau pointu. Vous disposez les moitiés face coupée vers le haut dans un plat allant au four et préchauffez celui-ci à 200 degrés. Salez la surface des tomates. Maintenant, préparez la garniture dans un bol :

Pour la garniture j’utilise du vieux pain (blanc, complet, aux graines – tout sauf du sucré – tant qu’il est sec) que j’écrase  en miettes dans un torchon avec un marteau :-).  Pour 6 tomates il faut compter environ une demi-baguette. A cette chapelure on ajouter un bouquet de persil et 3 gousses d’ail hachés ainsi qu’une cuillère à café bombée de gros sel. Un peu de poivre et hop – votre garniture est prête !

Vous avez le choix de mettre l’huile d’olives dans la garniture ce qui a l’avantage que vous pouvez disposer des « tas » de garniture sur les tomates sans qu’elle tombe à côté. Or, elle vous reste collée aux mains par la même occasion ! Personnellement je la dispose très largement sur les tomates, arrose abondamment avec de l’huile d’olives. Et ce qui tombe entre les tomates est délicieusement grillé à la fin de la cuisson et fait le bonheur de la famille !

Vous enfournez entre 20 et 30 minutes selon la taille de vos tomates  – et votre viande se retrouve sur l’assiette avec un compagnon plein de couleur et de saveurs !

Bon appétit.



Observation ou jugement

Je rentre à la maison et au lieu de dire bonjour aux enfants, je lance un tonitruant : « c’est quoi ce BAZAR dans l’entrée ?! » – Est-ce que mes enfants ont envie d’expliquer pourquoi cet amas de vêtements se trouve dans l’entrée ou est-ce qu’ils ont envie de passer directement à la contre-attaque ? – Vous l’aurez deviné. Nous nous engageons dans une spirale infernale.

En revanche, si en rentrant, je lance un « il y a 2 jeans, 2 paires de baskets et 2 manteaux par terre en bas de l’escalier ! » – Là ils ont la possibilité de répondre et de s’expliquer. Ils peuvent répondre : « Désolés maman, nous sommes rentrés sous la pluie battante, nous ne voulions pas monter nos vêtement mouillés dans les chambres, on a cru bien faire en les laissant en bas. Nous avons tous les deux filé prendre une douche bien chaude pour ne pas attraper froid – et nous avons oublié nos affaires en bas ! »

Quand vous jugez l’autre partie, elle n’a pas d’autre issue que de se défendre. Et vous voilà engagés dans un bras de fer ou vous passez d’accusation en accusation et où le ton monte inévitablement.

Observer n’est pas facile. Car moi-même, je pensais que dire « c’est le bazar dans l’entrée » était une simple observation. Car selon mon système de valeur c’est le cas. Or, c’est un jugement de ma part. Une observation aurait été de dire : « il y a 2 jeans, 2 paires de baskets et 2 manteaux par terre ». Dans mon monde à moi, ceci représente du bazar. C’est mon jugement très personnel du bazar. Mes enfants (et ils ne sont pas les seuls) ne jugeraient peut-être pas ceci comme du bazar, mais tout au plus comme un léger désordre ! Et c’est pourquoi ils vont se sentir agressés par mon jugement et passer à la contre-attaque.

La différence entre observer et juger est souvent très subtile, voire difficilement perceptible. Et vous aurez besoin d’un entrainement certain pour arrêter de juger et commencer à observer de façon neutre.
Observer est neutre. C’est ce que le viseur de votre caméra peut voir. C’est mesurable et concret. Et l’observation sera la même pour tous les gens qui regardent la scène, peu importe leur opinion personnelle.
Savoir reconnaître la différence entre observer et juger est fondamental dans toute communication. Même si je ne suis pas satisfaite de ce que je vois, si je ne fais que partager mes observations sans critère de jugement, je donne la possibilité à l’autre partie d’expliquer sans se sentir agressée.

Prenez le temps d’écouter vos propres paroles. Quand vous vous adressez à quelqu’un, faites-vous part d’une observation auquel cas il peut s’expliquer en toute tranquillité ou jugez-vous la situation ?

A méditer – Recette à appliquer au bureau, à la maison, avec les adultes et les enfants ! Bonne communication !

(Article basé sur les travaux de Thomas d’Ansembourg sur « La Communication NonViolente »  ou CNV)


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Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

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