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Retraité, mais pas en retraite

La scène se joue dans le magasin de ma copine en province. En plein mois d’août, elle parle au téléphone avec une dame dont le frigo ne ferme plus correctement tout en gesticulant en direction d’un client pour le prier d’attendre une minute.

Prise de pitié pour son interlocutrice en panne de porte de frigo avec 40 degrés dehors, elle  lui propose le passage d’un technicien le sur-lendemain entre deux autres rendez-vous dans la même ville.

Au moment de raccrocher, le client du magasin – un retraité et client régulier, s’excuse d’avoir écouté la conversation et lui propose spontanément d’aller voir la dame en question dans la ville où il doit faire des courses dans l’après-midi même. Il propose d’y aller avec sa boîte à outils et de se rendre utile – gratuitement.

Mon amie rappelle sa cliente – protection des données oblige – et lui propose les services du gentil retraité !

Elle a appris par la suite que le réparateur de fortune avait passé deux heures chez la dame – également  retraitée – et qu’elle avait été tellement enchantée par l’idée de cette initiative qu’elle était allée s’inscrire dans une association d’entre-aide pour faire de la couture.

Se rendre utile, le faire savoir, être à l’écoute sont bien des choses que j’oublie quand j’ai les yeux rivés sur l’écran de mon smartphone.

Cette histoire me rappelle que la vie n’est pas seulement un descriptif de poste, mais une possibilité infinie d’être et de se sentir utile.

Et vous ? Comment pouvez-vous être utile – avant ou lors de votre retraite ?



Temps d’habillement


« Lorsque j’ai fait mon service militaire » me racontait un ex-chasseur Alpin « un membre de notre groupe prenait toujours trop de temps pour se changer.

Nous devions le faire plusieurs fois par jour pour passer du treillis au jogging ou encore à l’uniforme de parade.

Pour chaque retard, nous devions faire 10 pompes à chaque rassemblement pendant 2 semaines.

Nous avons vite réalisé que son problème était devenu le nôtre et c’était d’ailleurs le sens de cette punition collective.

Nous avons donc aidé notre camarade à s’habiller dans les temps. Le groupe était soudé et nous n’avons plus eu à pomper ! »

Une chaîne, dit-on, est aussi forte que son maillon le plus faible. Qui dit que le groupe ne peut pas le renforcer ?

Qui devez-vous aider à « se changer plus vite » dans votre groupe pour que celui-ci puisse réussir ?



La précieuse

Je voyage beaucoup. Je mange avec plaisir. J’adore déguster local. J’adore quand on me guide dans mes choix.

La précieuse adresse en main, je file au resto, commande ce qu’on m’a recommandé et ne me pose aucune question quant au choix. Je fais confiance.

Je suis rarement déçue et souvent enchantée.

Nous sommes nombreux à regarder les recommandations sur TripAdvisor, à parcourir le Guide Michelin, Gault & Millault ou autre Pudlow. Pourquoi ? Parce que c’est une décision de moins à prendre. Un domaine dans lequel nous n’avons pas besoin de nous documenter.

Nos aides à la décision sont reposantes dans une vie qui nous sollicite h24.

Et vous ? Quelles sont les aides à la décision qui vous reposent ?



La pince

Un poste sur Facebook attire mon œil. Fabrice raconte sa nouvelle façon de se balader en forêt avec ses enfants. Il en avait marre de s’énerver à la vue des emballages, bouteilles en plastiques et autres papiers qui souillaient la forêt. Alors au lieu de râler et de faire des reproches aux autres, il est passé à l’action.

Petit tour sur internet où il trouve 2 pinces pour ramasser les ordures. Le nouveau jeu avec les enfants est maintenant la ballade en forêt en ramassant tout ce qu’ils trouvent sur les chemins et dans les buissons. Résultat: ils sont rentrés avec 200l d’ordures et la satisfaction d’avoir accompli quelque chose.

Avec 7 partages et 20 commentaires, Fabrice a lancé sa propre vague de changement. Il a indiqué où trouver les pinces et proposé des RDV pour des ballades de nettoyage.

Ras le bol que les autres n’agissent pas ? Alors qu’est-ce que vous pouvez faire à votre niveau tout en vous amusant ?



Lâche ton estomac

Une tempête secoue violemment notre voilier. Je me concentre sur un point fixe pour éviter d’être malade. À un moment donné, il n’y a plus rien à fixer à l’horizon et ma belle-sœur me dit de lâcher mon estomac.

Je la regarde incrédule. J’essaie justement de le garder en place ! Particulièrement tout ce qui est dedans !

Je n’ai rien à perdre et parcours mentalement mon tube digestif pour situer mon estomac. Effectivement tout est tendu là-dedans ! Je l’ai figé sur place quand tout le reste se balade ! Je fais l’effort (!) de le relâcher et me sens instantanément mieux.

Elle observe mon obstination avec bienveillance et m’explique que mon estomac doit pouvoir bouger au gré des vagues. Le contracter le contraint et le fait se rebeller.

Depuis, je fais attention à cet indicateur situé dans le centre de mon corps. Il me dit bien avant ma tête quand je suis contrariée ou préoccupée, une sorte de raccourci. Après tout, l’estomac est l’antichambre de notre deuxième cerveau…

Écoutez-vous tous les indicateurs à votre disposition ?


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Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

Bullement vôtre,
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