Une belle personne

inspirerIl y a 17 ans, nous avons fait la connaissance de Charly, notre guide de voyage aux Etats Unis. Professionnel, patient et maitrisant son sujet, nous nous sommes vite liés d’amitié avec lui.

Environ tous les 5 ans, je reçois un mail m’annonçant son passage à Paris. A chaque fois, nous nous retrouvons autour d’un repas ou bien, nous allons faire une balade.
Nous reprenons facilement la conversation où nous l’avions laissée 5 ans plus tôt. J’écoute avec plaisir le récit de ses derniers voyages, la patience avec laquelle il interagit avec ses clients stressés et la gentillesse avec laquelle il raconte tout cela.

Jamais un mot agressif. Une douceur dans le ton ainsi que sur le fond. C’est très reposant de l’écouter conter. Avec lui, le terme « une belle personne » prend tout son sens.

Je suis sûre que vous en connaissez aussi, des belles personnes. Mais le leur avez-vous dit ? Pour ma part j’ai décidé de vous en parler dans une bulle de bonheur.  – ce qui fera à coup sûr rougir Charly 🙂

Et vous ? Comment allez-vous le dire aux belles personnes qui vous entourent  pour qu’elles puissent continuer à rendre ce monde un peu plus doux ?



Parfait, c’est ennuyeux !

legumes-tordusLors d’un dîner un ami nous dit que les fruits, légumes ou autres viandes trop calibrés sont lassants. Il soutient que ce sont les imperfections qui lui plaisent, qui l’attirent, comme la tomate tordue ou la carotte vrillée.

Pour rigoler, je lui réponds que cela doit être la raison pour laquelle mon mari m’aime – à cause de mes imperfections !

Mais n’est-ce pas exactement là où se situe notre différence ? Et si nos imperfections étaient ce qui nous différencie le mieux ? Ces « chantiers » sur lesquels nous sommes en train de travailler. Ces pistes d’amélioration. Ces défis à relever ?

D’ailleurs pourrait-on aimer un être « parfait » ? – Aucune surprise. La vie et les rencontres ne seraient-elles pas franchement fades ?

Je revendique  : je suis imparfaite – et fière de l’être. Et vous ?



Au hasard

Lors d’un séminaire, je suis à côté de quelqu’un qui, à première vue, ne m’intéresse pas.  Je condamne donc intérieurement le hasard de m’avoir placée sur cette chaise. Au bout d’environ 10 minutes de conversation je me rends compte que mon voisin est adorable, qu’il a plein de bonnes idées et qu’il déborde d’énergie et de bon sens.

invitationJe lui dis que le hasard fait bien les choses de m’avoir placée à côté de lui et qu’il m’inspire beaucoup. Il me répond : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des RDV ! »

Mais avant qu’il y ait RDV, ne faut-il pas qu’il y ait une invitation ? Certainement, mais encore faut-il que je l’entende !

J’aurais très bien pu rester sur ma première impression, me tourner vers mon autre voisine et papoter avec elle. Facile. Mais je me suis demandée pourquoi cet homme était là.

Vu sous cet angle, toutes les rencontres, mêmes les plus improbables, deviennent des opportunités de bousculer mes aprioris, d’apprendre, de me laisser inspirer.

Quelles invitations avez-vous envie de transformer en RDV ?



La pluie

pluieMon mari nous avertit : « on va se faire saucer ! – Ils prévoient un orage à 21 heures ! » Mais les jeunes et moi avons trop envie d’une glace. Nous voilà partis au centre-ville à pied.

Glace à la main nous sortons de chez le glacier et les cieux commencent à se déchaîner ! Les jeunes partent en courant mais mon mari et moi préférons nous réfugier sur les marches de l’entrée d’une maison.

Blottis l’un contre l’autre, nous regardons la pluie tomber, les touristes trempés courir tongs à la main et les bébés ouvrir la bouche pour attraper quelques gouttes de pluie !

Au lieu de râler et de dire  » je te l’avais dit » nous profitons de ce moment de complicité. Personne n’accuse personne. Personne n’a besoin de se défendre.

En repensant à cette scène, j’ai l’impression que c’était un de ces moments magiques où le temps ne joue aucun rôle. La pluie était une donnée et nous avons fait avec, au lieu de la combattre.

Quand avez-vous essayé la dernière fois de vous battre contre une donnée au lieu de l’accepter pour profiter autrement du moment ?



Les 3 passoires de Socrate

 

Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

3-passoires« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
–    Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test. Celui des 3 passoires. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
–    Non, j’en ai simplement entendu parler…
–    Très bien, tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
–    Ah non ! Au contraire.
–    Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Il reste une passoire, celle de l’utilité.
–    Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
–    Non, pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si  ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »

Et vous ? Utilisez-vous les trois passoires de Socrate ?


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Qui suis-je ?

Je suis une philosophe du quotidien.
J'encapsule les petits événements de la vie dans des bulles de bonheur pour vous inspirer avec humour et bonne humeur.

Bullement vôtre,
Gundula

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