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Une passion

Pourquoi apprends-tu l’italien ? Bonne question ! – Cela ne sert nulle part, sauf en Italie. Et je suis presque sûre de ne pas assez le maîtriser pour en faire une langue de travail.

Pourquoi alors ? – Parce que je trouve cette langue belle ! Simplement l’entendre – envoyer une phrase bien formulée – la passion véhiculée. Tout cela me porte. Me donne le sourire.

Cela ne sert à rien ? – Si, cela sert à me passionner ! Une passion ne s’explique pas. Elle se vit. Elle vous sert à vous sentir vivant.e. Basta !

Et vous ? Quelles sont les passions que vous avez mises de côté, faute de servir à quelque chose ?

Je vous invite à vous inscrire dès cette rentrée au cours de dessin, à chausser les chaussures de claquettes, à faire le voyage et à apprendre cette langue … car cela sert à vous donner le sourire de vous sentir vivre. Et c’est bien assez.



Tigre ou poule ?

tiger-1880782_640Ce n’est pas un horoscope chinois que je vous propose, mais un proverbe indien :

L’homme poursuivi par un tigre court plus vite que l’homme poursuivi par des poules !

Effectivement, les poules n’ayant pas de dents, c’est plutôt le tigre qui vous fait prendre vos jambes à votre cou !

Ces tigres métaphoriques ont leurs rôles à jouer dans tous les domaines de votre vie à travers des parents exigeants, un patron contraignant, des amis challengeant ou encore un partenaire stimulant. Toutes ces personnes vont contribuer à vous faire avancer plus vite que si vous étiez confortablement installés sur votre canapé entourés de poules bienveillantes qui pondent leurs œufs pour vous !

Une bonne dose de bienveillance est évidemment la base de tout succès harmonieux. Mais nos amis indiens qui se retrouvent à 1,3 milliards d’habitants dans leur pays connaissent bien ce tigre métaphorique. Ils courent très vite et connaissent un développement incroyable.

Et vous ? Êtes-vous entourés de poules qui pondent leurs œufs pour vous ? Auriez-vous besoin d’un tigre qui vous fasse avancer plus vite ?



Mais pourquoi ?

 

 

pourquoiNombreux sont les parents qui ont entendu cette question: « pourquoi dois-je aller à l’école ? » L’enfant trouve sa réponse tôt ou tard. Je veux devenir médecin, je voudrais une belle maison, je veux que mes parents soient fiers de moi…

 

 

Si l’entrain nous manque, il y a fort à parier que c’est parce que nous ne savons pas pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

 

 

Pourquoi cette soirée ? – parce que je veux que mon client signe mon contrat ? – parce que je n’ai pas envie de faire à manger ? – parce que je mérite une Margarita ce soir ?

 

 

Ce sont les pourquoi qui nous sortent du lit le matin. Facile de les oublier. Pourquoi est-ce que je fais ce travail ? – parce que j’ai envie que mes enfants aient accès à une éducation supérieure !

 

 

Posez-vous la question du pourquoi à chaque fois que vous faites quelque chose en trainant les pieds.

 

 

Vous ne subirez plus jamais vôtre sort. Vous en serez le maître !

 

 



Le doux son de mon prénom

 

 

2014 10 Dossard lightJe cours en queue de peloton et je suis étonnée d’entendre des membres de l’encadrement m’interpeller : « Allez Gundula » « Vas-y Gundula » « Accélère Gundula » ! D’abord surprise, je réalise que ce n’est pas sorcier – mon nom est inscrit sur mon dossard !

 

 

Je me sens reconnaissante. Ils m’encouragent MOI. Pas une foule anonyme. Pas un coureur sans nom. Ils ont pris le temps de déchiffrer le nom sur mon dossard et ils ont fait un effort pour le prononcer correctement. Et ils l’ont fait pour moi. Je ne peux pas les décevoir. Je vais finir la course.

 

 

Les bonnes infirmières en pédiatrie le font aussi, tout comme les professeurs qui s’intéressent à leurs élèves. Et cela donne toujours le même résultat: lorsqu’on vous appelle par votre prénom, vous écoutez.

 

 

Avez-vous vécu des occasions où le fait d’avoir entendu votre prénom vous a donné des ailes, du courage ou bien du baume au cœur ? – Alors partagez en laissant un commentaire ici !

 

 



Pourquoi ?

C’est Etienne Pluvinage qui m’a une fois de plus inspirée pour la dernière newsletter de l’année 2012. C’est en lisant le dernier billet sur son site que j’ai eu l’idée de vous parler de la question magique « pourquoi » :

 

« Les jeunes enfants apprennent 100 choses par jour avec une seule question: pourquoi ?
Les parents et les éducateurs ont tendance à faire taire les « pourquoi » parce qu’ils n’ont pas la réponse ou le temps d’y réfléchir. Ils apprennent à leurs enfants à ne plus questionner, à ne plus apprendre.

 

Je me pose régulièrement la question probablement la plus importante : « pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? ». Elle me permet de redécouvrir ce qui me motive et me fait avancer même quand les temps sont durs. Je retrouve ma raison d’être et j’y puise la force et le plaisir de réussir. »

 

Je trouve une fin d’année particulièrement propice non pas pour les bonnes résolutions, car si celles-ci ne sont pas basées sur notre « raison d’être » comme dit si joliment Etienne, elles ne servent à rien, car elles seront écartées à la première occasion.

 

Et si vous vous preniez le temps avant la fin de 2012 de réfléchir à ce qui vous sort du lit le matin ?  Ce qui vous fait « vibrer » ? Ou plus simplement pourquoi vous faites ce que vous faites ? A quel besoin correspondent vos activités, votre emploi du temps ?

 

En prenant ce temps pour vous, de faire cette introspective, vous êtes certains de trouver ce qui vous motivera l’année prochaine. Par la même occasion vos résolutions pour 2013 sont toutes écrites !

 

Bonne réflexion et excellentes fêtes de fin d’année.

 



Position ou Intérêt ?

Qu’est-ce qu’une personne exprime dans une négociation ? –  Ce n’est que le sommet de l’iceberg, cette petite pointe qui dépasse de l’eau et qu’elle a envie de partager.  Mais elle n’exprime pas forcément les motivations profondes qui mènent à cette position.

Parfois, vous n’appréhendez que les deux positions prises ouvertement par chacune des parties et qui ne sont que la partie visible de l’iceberg. Si le débat reste en surface, chacun campant sur ses positions, vous n’avancerez pas. Car, si vous ne prenez pas le temps de « plonger » dans l’eau, vous n’aurez pas une vision claire des fondements des deux icebergs et donc des motivations conduisant aux positions prises par les deux parties. Vous ne découvrirez jamais la base commune aux deux icebergs, base sur laquelle s’appuyer pour construire une négociation « gagnant-gagnant. »

Permettez-moi d’illustrer ceci avec l’exemple suivant. Mon mari et moi étions en route pour un long week-end dans le sud de la France. Le soleil brillait ardemment annonçant un week-end très chaud. L’air conditionné tournait à fond dans la voiture, jusqu’à ce que je l’arrête. Quelques secondes plus tard, mon mari le remet en marche… J’attends un peu et l’arrête de nouveau, vous voyez le tableau.

Nous voici au sommet de l’iceberg. Le schéma est simple : « tu allumes, j’éteins. »  Si chacun s’entête, ça peut durer un moment. Mais, frigorifiée, je plonge et demande : « Pourquoi mets-tu l’air conditionné à fond alors que je l’ai arrêté ? » Sa réponse est tout aussi simple : « Je suis assis du côté où le soleil cogne, alors que tu es à l’ombre et mon bras est tout bonnement en train de rôtir. »

Pour ma part, je portais des sandales et mes doigts de pieds étaient gelés…

Nous connaissons maintenant les intérêts sous-jacents de chacun : un bras qui cuit et des pieds gelés. Une fois ces éléments connus, avouez qu’il est plus facile de trouver une solution acceptable pour les deux parties. Stopper l’air conditionné au niveau des pieds et le rediriger vers le haut du corps des passagers, afin que les besoins de chacun soient parfaitement respectés.

En d’autres termes : « Si toi, tu coupes l’air conditionné au niveau des pieds, je veux bien accepter de recevoir plus d’air frais au niveau du haut du corps ».

Comment avons-nous fait évoluer la situation ? En posant les bonnes questions. N’hésitez pas à demander pourquoi l’autre partie insiste sur ce point plus que sur un autre. Demandez-leur sous quelles conditions ils accepteraient de changer d’avis, cherchez ensemble des ouvertures au débat, allez à leur rencontre. Toutefois, il s’agit de poser des questions pertinentes, montrant que vous vous intéressez véritablement aux motivations essentielles de l’autre partie.

Si vous ne prenez pas soin de plonger au cœur des choses, vous risquez de voir échouer la plupart de vos négociations, faute d’avoir su ouvrir le débat pour trouver des solutions créatives à certains problèmes. Alors, n’ayez pas peur, plongez dans l’eau à la découverte de la base cachée de l’iceberg !