Négocier avec les enfants

Avez-vous l’impression – comme la plupart  des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels, ils n’ont que très peu d’expérience et ils n’ont certainement pas lu des œuvres spécialisées dans ce domaine. Et pourtant…

Je vous rassure. Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur méritant l’appellation « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou mieux encore, en améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

Regardons maintenant nos chérubins. Nous sommes d’accords – ils sont durs en affaires. Mais côté relationnel ? – Ils n’y prêtent aucune attention ! Ils sont vos enfants et ils savent – qu’advienne ce qu’advienne au bout de la négociation vous les aimerez toujours ! Donc, ils ne peuvent pas dégrader la relation, ils négocient que sur un seul axe (le deal) au lieu de négocier sur les deux axes (deal & relationnel).

Vous pouvez d’ailleurs transposer cet exemple dans le monde adulte du travail. Pourquoi est-il tellement plus facile de négocier son salaire au démarrage qu’une augmentation plus tard ? – Simplement parce que « la relation » que vous entretenez avec votre patron se met à travers le chemin de votre négociation « gagnant-gagnant » et vous vous faites échouer vous-même. « Il n’acceptera jamais », « il me rira au nez », « il n’a pas le budget »…. Voici les arguments que votre petite voix avance !!! Vous négociez avec vous-même au lieu de négocier avec votre patron. Il faut que vous ayez une relation avec l’autre partie ET que vous gardiez en tête le deal que vous aimeriez obtenir. Seul si les deux objectifs sont atteints, vous aurez un accord « gagnant-gagnant ».

Analysez vos négociations passées que vous ne qualifieriez pas comme « gagnant-gagnant ». Le bas blesse souvent côté relationnel, soit parce que vous n’avez pas su y rentrer dans la relation, ou bien parce que le relationnel à pris le dessus et vous en avez oublié le deal.

Bonne analyse et bonne chance pour vos futures négociations avec vos bambins et votre patron !



Schwäbischer Käsekuchen von Omi Anneliese

Tarte au fromage blanc (c’est sucré et léger)

Comme promis – voici l’original allemand du New York cheese-cake, le fameux « Käsekuchen », maîtrisé par toutes les cuisinières d’Allemagne du sud, et particulièrement ma mère. Une recette inratable, bien aérée, tant que vous préparez les deux masses suivant la recette.

Vous avez besoin de :

5 œufs

250 grammes de sucre

500 grammes de fromage blanc 20%

250 grammes de fromage blanc 40%

200 grammes de crème fraîche épaisse

75 grammes de Maïzena

le jus d’un citron

Un moule de 28 cm de diamètre

1 pate brisée

Séparez les 5 œufs. Battez les jaunes avec le sucre jusqu’à blanchissement. Ajoutez au fur et à mesure les fromages blancs et la crème fraîche, puis la Maïzena et le jus de citron. Réservez cette première masse au frais et battez les blancs jusqu’à obtenir une masse comme pour faire des meringues.

Intégrez les blancs bien durs tout doucement dans la première masse avec une spatule – sans trop casser les blancs. Versez le tout dans le moule garni avec  votre pâte.

Faire cuire à 160°C pendant 10 minutes et augmentez  à 180°C et cuire encore 50 minutes. Après environ 30 minutes de cuisson totale sortez le gâteau du four pour glisser une lame de couteau entre la masse et la pate. Faites tout le tour. Ceci évite que l’humidité emprisonnée à l’intérieur fasse éclater le dessus de votre tarte.

Après la cuisson laissez-la refroidir pendant 15 minutes avant de la démouler sur une grille et de la poser sur le plat de présentation. Saupoudrez de sucre glace. L’idéal c’est d’utiliser un moule à bord escamotable. (Pensez aussi à beurrer et fariner le moule avant de poser la pâte brisée).

Guten Appetit !



Les silences, les trous et autres vides

Lors de mon dernier cours de dessin, notre professeur nous a mis une multitude d’objets sur une table et nous a demandé de dessiner les VIDES qui séparaient les objets au lieu des objets eux-mêmes !… ?!?

Nous étions complètement perdus. Comment cela, les vides ? La vérité est, que nous n’avons pas l’habitude de les voir, de les entendre, de les apprécier et encore moins de les dessiner. Nous sommes occupés à les combler, ces vides.

Quand nous avons un moment de calme, avec rien à faire, nous trouvons quelque chose à faire.  Quand personne ne prend la parole, nous nous empressons de faire la conversation. Quand une feuille est vide, nous la couvrons illico presto d’écriture.

Dans une négociation par exemple, imaginons-nous que vous faites une proposition à l’autre partie en terminant, « qu’en pensez-vous » ? Il vous paraît maintenant évident qu’il faut attendre la réaction de l’autre partie. – Mais dans la réalité, vous seriez étonné combien de fois vous êtes tentés à combler le silence qui s’installe après une telle question. Au lieu d’attendre et de laisser réfléchir l’autre partie à votre proposition et de préparer une contre-proposition, vous comblez ce temps de silence –  ce temps de réflexion –  avec des questions, des arguments supplémentaires, des détails insignifiants !!!

Au lieu de laisser réfléchir l’autre partie à sa réponse, vous en ajoutez et semez inévitablement la pagaille dans la tête de votre interlocuteur. Résultat : vous ne laissez pas l’occasion à votre interlocuteur de vous donner une réponse !

Ceci est transposable dans tous les domaines de votre vie. Avant, on appelait les silences, les moments de recueil. Aujourd’hui, tout moment ne ressemblant pas à de l’action, est considéré comme un moment de fainéantise. Bref, nous avons peur du vide !

Je vous invite de prendre conscience et de les voir – les vides – et d’en profiter. Car c’est eux qui font ressortir – de façon bien plus importante – les actions qui les ponctuent.



Les « Pancakes »

Je me suis rendue compte que le repas le plus important de la journée n’a pas encore été traité ici.

J’ai songé à tous les bons petits déjeuners que j’ai pu prendre avec du « bacon & eggs », un œuf mollet, un croissant, un pain au chocolat  ou juste la bonne tartine au beurre, confiture et miel.

Mais la recette qui a retenu mon attention est celle des « pancakes » – bien à l’américaine, on s’imagine le film hollywoodien.

Voici donc une bonne recette de « pancakes » –  fait maison – rien à voir avec la version toute prête du « pancake-mix » qu’on peut trouver dans le commerce.

C’est facile et tellement bon !

Vous mélangez :

3 petits (ou deux gros) œufs

300-350 ml de lait

3 cuillères à soupe de sucre

Vous ajoutez dans l’ordre :

400 ml de farine

2 ½ cuillères à thé de levure chimique

½ cuillère à thé de sel

2 cuillères à soupe de beurre fondu

Vous huilez ou beurrez une petite poêle  et vous versez une louche de pâte dedans. Quand les bords font des bulles vous retournez le pancake.

Servez avec des fruits rouges chauffés au préalable, de la chantilly, des amandes effilées  ou l’incontournable sirop d’érable. Excellent dimanche matin !



Comment éduquer les « fauves »

Vous l’avez lu et entendu mille fois : une négociation doit être « gagnant-gagnant » pour être considérée comme une négociation réussie.  Mais dans la vente pure, les clients n’arrêtent pas de nous demander de baisser les prix, d’augmenter leur commission et de revoir le budget global.

La réaction de la plupart de vendeurs juniors est de revoir leur copie et de proposer « un geste commercial » au client. Mais qu’est-ce qui se passe inévitablement une fois ce geste fait ? Le client sait maintenant qu’il y a une marge de manœuvre et demande plus. En d’autres termes – les fauves sont lâchés et ils ont goûté au sang.

C’est pourquoi nous invitons les négociateurs à faire toutes leurs concessions SOUS CERTAINES CONDITIONS.

Je m’explique. Il est parfaitement acceptable de dire à un client, « si vous passez d’un hébergement 5 étoiles à un hébergement 4 étoiles, je peux vous réduire le budget global de 20% ». Ou « si vous considérez un déjeuner 2 plats au lieu de 3, alors je peux respecter votre budget ». Ou « si vous choisissez les produits de la gamme au-dessus, alors je peux vous commissionner avec 2 points de plus ».  Ou «  si vous signez votre contrat avant telle date, je suis prête à augmenter votre commission ».

Vous avez compris le topo – le client ne reçoit pas quelque chose « gratuitement », ce qui pourrait l’inciter à chercher ce qu’il pourrait demander en plus. Mais si au contraire un client a eu une – voire deux – fois une concession sans contrepartie, il est comme un fauve qui flaire la piste du gibier à dévorer.

Ne soyez pas ce gibier dans vos futures négociations et mettez sous condition ce que vous allez concéder !


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