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Qui a piqué mon fromage ?

24 Avr 2021

Ce livre de développement personnel nous parle de rats dans un labyrinthe qui doivent retrouver un fromage. Ils apprennent le chemin le plus court pour le trouver et ils y arrivent le plus en plus vite.

Or, un jour leur fromage n’est plus à l’endroit habituel. Certains rats continuent à faire le même chemin en espérant que leur fromage sera de retour.

D’autres rats comprennent vite qu’il n’y a plus rien à manger ici et commencent à chercher ailleurs.

Notre fromage a clairement bougé depuis l’année dernière. Et nos réactions sont celles de nos confrères les rats.

La nourriture servie dans les restaurants ne passe pas par internet. Alors les restaurateurs prennent un autre chemin : le click & collect.

Je ne peux pas faire mes formations en présentiel. Mes clients ont envie d’avancer quand même : je fais du coaching à distance.

Ce n’est donc pas le labyrinthe qui est en cause mais le chemin que nous empruntons, ou mieux, que nous créons !
Envie de changer de chemin ?

PS. Cette bulle vibre aussi sur les ondes de YouTube. C’est par ici.

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Gundula Welti

Comments

  1. Patrick Bourg Says: avril 25, 2021 at 11:10

    « De nos jours, le terme de labyrinthe désigne une organisation complexe, tortueuse, concrète (architecture, urbanisme, jardins, paysages…) ou abstraite (structures, façons de penser…), où la personne peut se perdre. Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité ».
    Explorons la véracité de ta conclusion à laquelle j’adhère: « Ce n’est donc pas le labyrinthe qui est en cause mais le chemin que nous empruntons, ou mieux, que nous créons !
    Envie de changer de chemin ? ».

    D’abord une précision sur le « développement personnel »: ce mot est actuellement utilisé à toutes les sauces. Si l’on sort ce mot de son contexte actuel, on peut considérer comme étant du développement personnel toute méthode qui vise… au développement de la personne… comme dirait monsieur de La Palisse ! Or les techniques pour y parvenir vont être très différentes suivant la philosophie qu’on a du développement et de la conception qu’on a de la personne. On peut donc y inclure toutes les psychothérapies, y compris la psychanalyse.
    Mais au sens restreint, c’est à dire à la signification qu’actuellement on donne au développement personnel, celui-ci consiste en une éducation, un ensemble de conseils à suivre en vue d’un objectif (souvent professionnel: ce qui a son importance car il peut rentrer en conflit avec un objectif personnel).

    Cette bulle est un peu l’idée que je me fais du développement personnel en général (statistiquement parlant !) et non de la pratique de tel ou tel: construire une méthode, un chemin de conseils pour sortir du labyrinthe de la vie c’est à dire sortir d’une réalité complexe en la simplifiant: mais « ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inutilisable » !!!

    Devenir capable de mettre à jour les labyrinthes de son inconscient, au risque d’être fait comme un rat dans le cas contraire… et d’en faire tout un fromage névrotique.

    Nietzsche: différences en méthode et culture. Met-hodos: en suivant le chemin: or chaque chemin peut être un labyrinthe si l’on n’a que lui.
    Le fromage de la formation !!! D’abord il faut noter une étymologie commune à fromage et formation: la « forme ». « Fromage » dérive de « formage » c’est à dire du moule dans lequel on verse le lait et qui va lui donner sa forme finale: le fromage est le résulta du moule qui lui donne naissance; à l’instar du rapport entre le négatif et le positif en photographie. De la même manière la méthode est un chemin de pensée qui donne à mon raisonnement la forme (logique par exemple) qu’il a. Il m’est donc nécessaire de connaitre différents « formages », différentes formes pour résoudre un même problème afin de ne pas être l’esclave de la dictature d’une seule forme.
    Faire une (psych-)analyse n’est rien d’autre que la recherche de la ou des méthodes, des formes que j’utilise à l’insu de mon plein gré pour penser le monde.

    Cette digression étymologie présente l’intérêt de nous montrer le lien entre la méthode, la forme, le processus (qui est le formage du fromage) pour faire un fromage (qui est le résultat, l’objectif): « en logique processus et résultat sont équivalents (de ce fait point de surprise)» Wittgenstein: formage-processus et fromage-résultat sont logiquement équivalent ! Et leur étymologie en porte l’intuition.

    C’est pour cette raison que Freud ne voulait pas que la psychanalyse soit assimilée à UNE philosophie car ce qu’il voulait c’était d’exhumer la ou les philosophies implicites qui nous gouvernent de l’intérieur. D’où la large culture qu’on demande aux futurs psychanalystes (et finalement à tous les intervenants sur la patte humaine, dont les divers coachs: c’est une question d’éthique)): être capable de présenter une large palette de chemin par laquelle l’autre aura le choix sans que nous le rendions prisonnier de NOTRE choix: c’est en ce point qu’il s’agit d’éthique professionnelle. Et cette éthique demande cette large culture (connaitre le plus de chemins possibles, y compris les débiles !), garante d’un horizon élargi.
    On comprends facilement, que pour se simplifier la vie (diminuer son angoisse avec son « vertige des possibles », soit la vie comme labyrinthes !)) on préfère adhérer à une seule méthode si possible simple. Mais d’un autre côté on voit bien le danger d’une seule méthode, sa dictature potentielle de la pensée unique; tout a fait contraire au moindre développement personnel même si elle conforme au développement… de l’entreprise !
    C’est pour cette raison qu’on peut souhaiter la formation à différentes méthodes même si c’est au prix de l’angoisse d’une complexification.
    Chaque philosophie de chaque philosophe est le développement d’une méthode pour sortir du labyrinthe. Mais l’histoire de la pensée, où se s’entremêlent sciences philosophies, nous montre que chaque philosophie a son point aveugle et qu’il vaut mieux avoir le choix entre plusieurs méthodes, plusieurs philosophies. Au moins est il important de connaitre l’ensemble des chemins afin d’avoir le choix… et donc l’angoisse !

    La méthode est le chemin à suivre. Mais il n’est pas inutile de faire remarquer que tout chemin a un point de départ: des postulats, des prémisses. Or ceux-ci sont souvent implicites, masqués et présentent ainsi un danger: raisonner juste (avoir la bonne méthode, bien l’appliquer) sur des bases fausses: c’est le propre de la paranoïa.
    C’est la problématique que pose les paranoïaques rhétoriciens (je pense à certaines familles politiques): de raisonner juste sur des prémisses, des hypothèses, des bases fausses. Aussi pour débouter cette catégorie de personnes il faut s’intéresser aux prémisses et non au chemin lui-même.
    Prenons un exemple historique et qui perdure encore: prémisse: l’être nait naturellement bon, ou du moins vierge, neutre, et c’est la société qui le pervertit. Raisonnement: il faut donc créer une société idéale et ainsi l’humain ne sera plus perverti; et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes… Le raisonnement est parfait mais l’histoire nous montre que les prémisses étaient et sont fausses: la société ne perverti pas l’être humain car elle en est juste le reflet de cet être humain: elle n’en est donc pas cause mais le résultat ! Voilà pourquoi dans la tentative communiste de créer une société idéale on a échoué car l’humain a continué à être ce qu’il est et a toujours été: ni ange ni diable mais homme !

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