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Le sens de l’humour

31 Déc 2020

Une étude de Stanford University nous révèle que le sens de l’humour d’une personne commence à s’estomper quand elle entre dans le monde du travail et rebondit seulement à la retraite.

Selon leur livre « Humour, Seriously » nous échangeons notre rire contre un costume. En revanche, ils estampillent l’humour comme un super-pouvoir qui reste totalement sous-exploité dans le monde des affaires.

Leurs recherches montrent que les managers ayant le sens de l’humour sont considérés comme étant 23% plus respectés, 25% plus agréables à travailler et 17% plus sympathiques.

Et vous ? Envie de mettre l’humour à l’ordre du jour de votre quotidien en 2021 ?
Je vous souhaite une année souriante !

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Gundula Welti

Comments

  1. Patrick Bourg Says: janvier 20, 2021 at 2:58

    Humour est un mot qui suscite différentes interprétations suivant qu’on le distingue ou non de l’ironie.
    Ainsi, l’humour reste-t-il une notion floue, à la croisée d’autres concepts proches tels que le comique, le trait d’esprit, l’ironie ou le burlesque

    « nous échangeons notre rire contre un costume »: il semble que la naissance du costume, tel que nous le connaissons actuellement , soit liée à celui des clergymen pour qui il était important de ne pas avoir de signes distinctifs et d’être égaux devant devant Dieu: le même uniforme pour tous pour tous les enfants de Dieu.
    Le costume est donc l’attribut même d’une mode imposée qui brille par sa répétition mécanique. Or justement c’est en ce point qu’apparait Bergson avec sa définition du rire comme « mécanique plaquée sur du vivant ». Or le costume est typiquement un exemple de ce mécanique répétitif censé provoquer le rire.
    Le sens immédiat de l’échange du rire contre un costume est que nous perdons quelque chose dans cet échange. Mais on pourrait y voir un autre sens, une autre signification: que cet échange est en réalité une substitution, une sorte de pléonasme par déplacement du rire (comme mécanique) sur le costume (comme autre figure du mécanique).
    Le vêtement « comme matière inerte posée sur une énergie vivante ».

    « nous échangeons notre rire contre un costume »: c’est de l’humour ! En effet, mettre un costume, c’est se customiser, c’est rentrer dans le moule du conformisme social. C’est être monsieur ou madame tout-le-monde: le contraire de l’humour qui me distingue des autres, justement de part la singularité de mon humour. Mettre un même costume serait une manière de perdre son humour, sa singularité !

    Soit, nous échangeons du rire contre un costume mais quid du rire de Bergson comme « mécanique plaquée sur du vivant » ???
    Bergson en comparant le rire à une mécanique, le compare à un costume (avec sa rigidité mécanique) de mode) sur un corps. Alors la phrase « nous échangeons notre rire contre un costume » devient quasiment un pléonasme ! Le rire est déjà ce qui se rit d’un costume , d’une rigidité sociale via l’ironie. Par contre, si l’on considère que l’humour est une ironie retournée contre soi-même, alors amener les autres à rire de moi est une stratégie astucieuse pour les séduire.
    Le rire se moque de nos rigidités et le costumes illustre ces rigidités: le rire présente donc l’avantage d’une prise de conscience de ces rigidités; à condition qu’il ne se limite pas qu’aux rigidités des autres c’est à dire à l’humour réduit à la seule ironie !

    L’humour est une prise distance métaphorique par rapport au réel (rire pour ne pas en pleurer), un équivalent des amortisseurs pour une voiture. Le rire, ou le sourire qu’il déclenche est une décharge de la tension crée au contact du réel.
    Le terroriste est l’exemple caricatural de celui qui n’a pas d’humour, de recul par rapport aux choses de la vie: il prend tout au pied de la lettre (qui est en fait SA lettre), il ignore la polysémie des mots et instaure la dictature d’un sens (le sien) au détriment des autres sens possibles. C’est alors une perversion puisque son sens, le sens que lui met, devient LE sens: les autres n’ont pas droit à leur sens, à leur interprétation: pire les autres n’existent pas, que ce soient les autres en face de moi ou les autres en moi. Bref, je suis Dieu.
    Ainsi l’avantage évident de l’humour comme de l’ironie est d’être une prise de distance avec la pseudo-réalité des faits (pseudo car les faits passent à la moulinette de mes interprétations et autres émotions), avec leurs rigidité matérielles: par exemple, une interprétation unique du Coran ou de la Bible (la lettre sans l’esprit).
    Jouer la polysémie du vivant (dont la métaphore et l’allégorie) contre la rigidité mortifère des positions totalitaires univoques (Narcisse réduit à la dictature de sa seule image dans laquelle il se noie).

    Humour à la même étymologie que humeur: l’humour permet une décharge de la mauvaise humeur ainsi pourvoyeuse de bonne humeur.

    Il y a une grande différence à repérer les raideurs mécaniques des autres et des miennes.
    « Ai toujours habité ma propre maison et me suis moqué de tout maître qui ne s’était moqué de lui-même » Nietzsche
    Alors oui j’adhère au rire de l’humour alors que je suis plus réticent au rire de l’ironie, car le premier me rapproche des autres, le second risque de m’en éloigner… à moins qu’ils fassent preuve d’humour face à mon ironie !

    Humour et ironie tient compte de la subjectivité de notre regard, ils sont bien nos amortisseurs.

    « Avec l’âge les raideurs se déplacent »: humour ou ironie ?!

    « Et vous ? Envie de mettre l’humour à l’ordre du jour de votre quotidien en 2021 ? « : il faut de l’humour pour faire une analyse et encore plus pour être psychanalyste !

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