Bulles bannière 10 ans

Fermé pour congés

10 Juin 2016

« On en reparle à la rentrée en septembre ! » C’est ce qu’on commence à entendre, dès le mois de mai dans les milieux d’affaires français.

ferme-vacanceVous proposez un nouveau projet à un client, un associé ? Bien souvent, la réponse est: « on verra ça à la rentrée ». Comme s’il était impossible de réaliser des choses importantes en juillet et août, les 2 mois de vacances préférés des français.

Et comme si ces 2 mois de pause obligeaient de reporter dès le mois de mai, tout ce qu’on ne pourrait pas boucler avant de partir.

En réalité, ça ne tient pas la route mais dans les esprits des futurs vacanciers, si ! Résultat ? On cesse d’innover pendant 1/4 de l’année !

J’aime la France où je vis depuis 30 ans mais j’ai grandi en Allemagne. Et l’Allemagne ne connait pas ce phénomène. Cela fait deux années de suite que je fais mon plus gros chiffre d’affaires en juillet. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas ce réflexe !

Et si vous rallongiez votre année de 3 mois cette année avec pour objectif de faire fonctionner « La France » cet été au lieu d’attendre la rentrée ?

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Gundula Welti

Comments

  1. Gabrielle Says: juin 12, 2016 at 3:01

    Chère Gundula,
    Mille fois bravo !!!!
    En attendant de pouvoir à nouveau participer à un futur café Biz!!
    Je te souhaite un bel été.
    Solidairement vôtre,Gabrielle

  2. Jean-David Says: juin 12, 2016 at 3:02

    BRAVO!
    Idem chaque jour à partir de 11h30 c’est « on en reparle demain matin », le déjeuner quotidien, que les anglo-saxons zappent volontiers, casse le rythme du travail en France, comme ces foutues vacances d’été

  3. Chère Gundula,

    Je suis avec ..bonheur vos bulles hebdomadaires empreintes d’un bon sens et d’une logique élémentaire grâce à une autre perspective que vous apportez aux choses de la vie.

    Vraiment une excellente initiative pour laquelle je vous félicite.

    Je réagis sur cette bulle-la car c’est toujours remarquable -au sens propre- d’avoir un avis sur les français de la part de quelqu’un qui a le recul par rapport aux français enfermés dans leur modes de fonctionnements et meme pour certains dans leurs certitudes et leurs dogmes.

    Et vous avez tout à fait raison !
    Les français ont une tendance naturelle à penser que les projets ne sont pas possibles et ils laissent faire le temps plutot que de changer et de prendre les problématiques à bras le corps et d’entreprendre les changements pour mener à bien les projets des qu’ils se présentent. Ils aiment aussi beaucoup discuter et refléchir et de facto ne surtout pas se précipiter pour résoudre ou avancer ce qui finalement leur fait peur: tout changement ou projet dont ils ne maitrisent pas le timing.
    Repousser au lendemain ce que l’on peut faire le jour meme est un mal français, malheureusement culturel, qu’il faudra une génération pour changer 😉
    Cette mentalité fonctionnait au siècle des lumières car les choses n’allaient pas aussi vite, mais à celui des écrans et du digital ou la globalisation rend chaque pays concurrent de tous les autres fussent-ils éloignés de 20.000 km, ce « fare niente » devient un handicap majeur dont profite les pays qui s’emparent eux goulûment des projets d’entreprenariats qu’offre ce monde multipolaire sans le remettre au lendemain mais au contraire en s’organisant afin de tout mettre en œuvre pour le faire fonctionner le plus rapidement possible.

    J’aime énormément la France qui est mon pays, et qui chaque fois que je me rend à l’étranger, me permet de mesurer à quel point les qualités et talents des français sont immenses, sans parler des richesses de ce pays, dont je me dis parfois qu’elles sont gâchées par ce manque de vision et de volonté.

    Entreprenarialement votre !

    A.

  4. Merci pour tes billets que je lis toujours avec plaisir.
    Celui-ci s’applique aussi très bien à la Belgique où je vis actuellement…et les belges sont pourtant bien plus différents des français qu’il n’y parait !

  5. Antoine Says: juin 12, 2016 at 7:30

    T’es un phénomène… ! 😉

    Merci pour tes « input ».

  6. Laurence Says: juin 12, 2016 at 7:31

    Militante, Gundula ! et tellement dans le vrai. Il me semble cependant que les choses changent, sensiblement, au contact de nos partenaires américains et européens.

    Ceci étant dit, au cours de ma « Lebensabschnitt » de 22 ans en Allemagne, j’ai aussi vécu des moments étonnants. Permets moi de te faire partager un moment professionnel en 2005.

    Participant à une négociation de calendrier (la date était un élément critique) , le PDG de ma boite franco-allemande propose une réunion de directoire , donc avec son associé français, début février.
    Le français contre-propose le 11 février. Mon boss, un palatin très traditionnaliste, hoche la tête définitivement. ça n’est pas possible : « Je suis déjà engagé dans les réunions de Carnaval ! »
    Le boss français, très manager parisien – directif, dynamique, partisan du one-to-one- à l’international – n’en croit pas ses oreilles. Je m’arrange pour intervenir en la faveur de mon boss allemand, lui faisant comprendre que les français n’apprécient pas la force de cette tradition du Carnaval, du Rosenmontag, de la Heinerfest de Darmstadt et des 2 jours de congés que la boite nous donne à ce moment pour en profiter. Le français quitte la salle de conférence en claquant la porte : on se moque de lui, qui vient d’investir 35% des parts dans la société…. Lui donnant un vote de blocage dans les décisions….
    Il a fallu un mois de discussions pour que 1) le boss allemand comprenne la situation 2) le boss français accepte de revenir sur sa mauvaise humeur. On a fini par faire une Gruppenbild des 2 teams à la Heinerfest…
    Mais le choc culturel a été chaud !

    Voilà, c’est un souvenir très amusant maintenant. A l’époque, tous les participants étaient vraiment désemparés. La société existe toujours et je continue à envoyer des « Helau » en février à mes anciens collègues.

  7. Excellent Gundula…quel esprit et quelles bonnes idées dans tes bulles de bonheur !

  8. Micheline Says: juin 12, 2016 at 9:51

    Chere Gundula,

    Comme vous avez raison ; que fait-on à partir du mois de mai ?
    On pense aux vacances. On travaille quand en France ?
    J’entends la même chose que vous…

    Française de pure souche -MAIS bretonne – française et UNIVERSELLE- Je vous rejoins complètement quant à la manière dont les français travaillent.
    Personnellement, le mois de juin est un EXCELLENT MOIS pour le business
    JUILLET également
    et même le mois d’aout ou j’ai assuré des formations et des séances de coaching pour des américaines et des africains.

    LE MONDE EST EN PROFONDE MUTATION. MONTRONS L’EXEMPLE.
    Soyons le changement que nous voulons voir dans le MONDE -Gandhi !

    Et sortons des entiers battus…

    Bien à VOUS, chère GUNDULA.

    Micheline

  9. En Italie, c’est exactement le même phénomène mais en pire…

    Ils s’arrêtent également tout le mois de décembre et la moitié du mois de Janvier… pour les fêtes de fin d’année…

    En Belgique, on est plutôt Allemands sur ce coup là, je pense…

  10. Ce que tu dis-là dna ston blog sur mes compatriotes est bien observé et tout-à-fait pertinent.

    Nous autres Français avons tendance à remettre après les vacances ce qui exigerait un investissement personnel (apparemment) incompatible
    avec notre soif de vacances.

    C’est vrai, quoi !

    Quant à ta proposition de rallonger de trois mois l’année 2016, sans attendre, pour faire fonctionner la France, elle me paraît si exaltante
    et riche de potentialités que je crois nécessaire de l’examiner le plus soigneusement possible, à tête reposée.

    Comme disait l’un de nos anciens présidents de la République française ; « Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui.  »

    Dès lors, je crois préférable qu’on en reparle en septembre.

    Bonnes vacances !

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