New York

17 Oct 2015

 

 

Brooklyn BridgeDès que je mets un pied à New York je suis captivée. Dès la première seconde tant de choses m’assaillent : des centaines de taxis jaunes qui slaloment à toute vitesse entre d’énormes nids de poule, les vendeurs de hot-dog à chaque coin de rue, le ballet permanent des camions qui livrent à chaque heure du jour et de la nuit, l’incessant bruit de fond des sirènes des pompiers, ambulanciers et policiers, les publicités criardes, les buildings à se dévisser le cou, un Subway bruyant et malodorant. New York est vivant. New York me fascine.

 

 

Moi j’adore mais d’autres détestent. Pourquoi ?

 

 

Connaître leur point de vue m’intrigue. Comment peut-on avoir des goûts si différents ? Ça m’intéresse énormément. Je cherche à comprendre et quoi qu’il arrive, je suis d’accord pour que nous ne soyons pas d’accord.

 

 

Et vous ? Savez-vous vous mettre d’accord avec l’autre de ne pas être d’accord, afin de pouvoir passer à autre chose ?

 

 

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Gundula Welti

Comments

  1. Vous avez dit « NEW-YORK » ?
    Vous évoquez ceux qui aiment comme vous-même et ceux qui n’aiment pas du tout, ce qui est parfaitement légitime.
    On aime ou on n’aime pas en fonction de ce que l’on va y chercher, de ce que l’on y trouve et souvent des circonstances de ces découvertes.
    Pour ma part, j’ai connu dans cette ville le pire et depuis fort heureusement le meilleur.
    Il faut situer ce premier contact dans le temps, juillet 1968, année historique sur toute la planète, en France c’était la « chienlit ».
    Dans la cadre de mes études en Commerce International, je devais depuis des mois y faire un stage de six mois dans la filiale d’une société française. Au dernier moment, pour des raisons que j’ignore toujours, sans doute un autre étudiant plus pistonné que moi, je découvre qu’ils ne peuvent plus m’accepter ni me rémunérer.
    New-York, j’en rêvais depuis des années, c’était la perspective d’un voyage au plus long cours, ma première traversée de l’Atlantique vers le Nouveau Monde, j’avais 22 ans New-York était un mythe
    pour les européens sur tous les fronts : eldorado, réussite, rencontres, découvertes…., je ne pouvais reculer et abandonner ce projet. Aussi je décide d’y aller quand même avec un billet « aller simple » et un petit carnet dans lequel j’avais consigné un maximum de contacts sur le continent américain repérés scrupuleusement auprès de parents, amis et relations de toutes sortes, tous ceux que j’avais croisé dans les dernières semaines avant mon départ. Sans doute avais-je déjà intuitivement en moi l’esprit du « net-working » ?

    Bien m’en a pris !
    Arrivé à New-York en plein cagnard dans les premiers jours de juillet et avec seulement un pécule très modeste, je m’installe dans un YMCA auberge dite de jeunesse et donc pour un public d’étudiants ou pour le moins de jeunes hommes. Mais c’était la théorie car en réalité on y trouvait tous les hommes qui n’avaient pas les moyens de se loger ailleurs, les loyers des hôtels ayant toujours été élevés par comparaison avec ce que l’on trouve en Europe.
    Le quartier de l’auberge, près de la 40ème rue de Manhattan n’est pas à l’époque des plus saillant, les chambres plutôt spartiates même s’il y avait une Bible sur toutes les tables de nuit ! Certains individus croisés dans les couloirs sombres n’inspiraient pas la plus grande confiance, doux euphémisme. Dans les douches collectives, on pressentait qu’il ne fallait pas laisser tomber sa savonnette et que l’on devait surveiller avec vigilance ses …arrières ! Sans compter les sirènes stridentes des véhicules de police et de secours de toutes sortes émettant en permanence des sons évoquant, a fortiori la nuit, tous les drames possibles, vols, crimes, accidents, maladies …
    En raison de la chaleur étouffante et moite à ce moment de l’année, impossible bien sûr de fermer les fenêtres.
    Dans ces années, la Grosse Pomme n’était pas aussi sûre que maintenant, il y avait le soir et la nuit un policier dans chaque rame de métro, Central Park était fermé de bonne heure en raison des agressions chroniques.
    Se retrouver seul dans cette mégalopole dans laquelle tout est à une autre échelle, véhicules, avenues, immeubles …. où l’on passe du plus luxueux au plus sordide d’un bloc à l’autre, sur des trottoirs défoncés traversés par des jets de vapeur sentant au mieux la pomme de terre et cela sans savoir comment diriger ses recherches de job car il me fallait tenir plusieurs mois avec un minimum de ressources pour vivre, me déplacer et payer mon retour en Europe.
    Pendant ces quelques jours, je n’ai pas aimé cette ville et comme mon répertoire était plus riche en contacts utiles au Canada, j’ai très vite filé sur Montréal où j’ai retrouvé un parfum de France et une ambiance plus hospitalière. Effectivement, dès le lendemain de mon arrivée, j’avais sonné à la bonne porte, je rencontrais grâce à une cousine lointaine bossant à l’Université francophone « la » personne idoine qui m’a permis de trouver rapidement et un habitat convenable et des stages dignes de ce nom. Ainsi j’ai pu rester le temps imparti, c’est-à-dire jusqu’à Noël.
    Et l’autre New-York, celui que l’on peut aimer, me direz-vous ?
    Plusieurs de mes camarades d’Ecole de Commerce plus chanceux que moi au départ avaient décroché des stages à New-York, Washington, Boston et Philadelphie. Nous ne manquions pas de nous croiser en week-end chez les uns ou les autres, à tour de rôle, les distances en avion ou bus de nuit n’étant pas dissuasives aux explorateurs que nous étions.
    C’est ainsi que je me suis retrouvé une nouvelle fois à New-York en septembre dans une « Party » chez une américaine …de souche ! dont les parents vivaient dans un superbe appartement au niveau de Central Park. J’ai encore dans les pieds la sensation de la moquette dans laquelle on avait l’impression de laisser des traces comme dans la neige tellement elle était épaisse…sans compter la chambre mise à ma disposition pour ce qui restait de la nuit de fête avec vue sur le Park et le temps frais et ensoleillé de la fin de l’été.
    Est-il vraiment nécessaire de vous préciser que j’ai adoré New-York ce week-end-là ?
    J’y suis retourné depuis toujours fasciné comme vous-même par l’ambiance, la démesure, le « melting pot » voire « melting potes » maintenant, ceux que l’on connait déjà, américains ou français qui vous accueillent toujours agréablement lorsque l’on vient d’ailleurs and so, and so …
    J’ai même fait le tour de Central Park à bicyclette, un soir vers 21h avec ma fille qui avait alors à peine 15 ans et cela, sans l’ombre d’une inquiétude.
    Merci infiniment, si chère Gundi, de m’avoir ainsi rajeuni de quelques dizaines d’années et rappelé l’une de mes belles campagnes outre-mer sans doute parce que justement il y avait eu de larges contrastes dans mes états d’âmes.

  2. I am fascinated by your choice of topics this week as I was thinking very much the same thing since we are now embroiled in politics in the US. Candidates have come out of the woodwork and we have already begun the debate process for an election that is over a year away. I know who my top choice is but know that several friends and many many colleagues and acquaintances are passionate about candidates that I would never support. How can that be? Because I still respect them and value their friendship.

    I guess it boils down to the fact that I am more interested in continuing our relationship despite the differences than in focusing on what we don;t agree upon.

    Thanks for giving me something to think about at the start of every week.

  3. How true…
    Done so about thirty years ago and has really put the relationship with my father on a workable, healthy basis.
    Thank you for sharing with us!
    Panos

  4. Je suis 100% d’accord 😉 En fait, dans une discussion, le simple fait de dire a son interlocuteur que l’on « partage un désaccord » permet souvent le declic qui permet d’avancer. Quoi de plus beau que de partager, meme si c’est un desaccord. Ce sera toujours mieux que de l’indifference.

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