Merci

09 Nov 2019

Cet été j’ai lu un article intéressant qui nous propose de remercier au lieu de nous excuser.

Voici comment cela marche :

“Excuse-moi pour mon retard” devient : “merci de m’avoir attendu.”

“Désolé de t’avoir dérangé” devient : “merci d’avoir pris du temps pour moi.”

“Excuse-moi d’avoir trop parlé” devient : “merci de m’avoir écouté !”

Je me rends compte à quel point je m’excuse de tout au lieu de remercier toutes les belles personnes qui m’entourent.

Et vous ? Qui aimeriez-vous remercier du fond du cœur au lieu de vous excuser de qui vous êtes ?

Merci d’avoir pris le temps de me lire !

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Gundula Welti

Comments

  1. Patrick Bourg Says: novembre 10, 2019 at 3:10

    « Excuses moi » vs « Merci et remerciement »

    D’abord il faut remarquer que « excuses moi » est un impératif qui remplace quelque chose de plus humble; « je te prie, je te remercie (!) de bien vouloir m’excuser »: et oui je ne peux pas m’excuser de moi même (c’est à dire me mettre hors de cause) de quelque chose qui dépend de l’autre (c’est l’autre qui peut m’excuser) ! Néanmoins cet impératif laisse entrevoir une reprise inconsciente de pouvoir sur l’autre en lui donnant un ordre via cet impératif ! Je m’excuse sans m’excuser tout en m ‘excusant ! Et ce n’est donc qu’en apparence que je m’excuse puisque la forme impérative de mes excuses… annule ma soumission apparente !

    « Merci » se retrouve dans dans l’anglais « I am to your mercy» d’un soldat à terre avec l’épée de son vainqueur sur la gorge ! Alors effectivement flatter l’autre est une technique habile.
    On passe donc d’un impératif un peu musclé du « excuses moi » à la soumission flatteuse d’un « merci »: sacré manipulatrice la Gundula !!!
    Sans parler du fait que « remercier » c’est aussi congédier ! Retour alors à l’impératif du « excuses moi » qui , en prenant le pouvoir sur l’autre, est une manière de le remercier dans le sens de le congédier puisque je lui enlève le droit au chapitre, à la parole, à la possibilité de m’excuser via cet impératif ! Vu comme ça il n’y a plus de grande différence entre le « excuses moi » et le « remerciement ».
    « Qu’on dise (énonciation à l’impératif)), se cache derrière ce qui se dit (énoncé d’une excuse), dans ce qui s’entends » : toute la communication résumé par Jacques Lacan !

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