Bulles bannière 10 ans

Liste …. Toi même

09 Jan 2020

J’ai toujours considéré que j’étais trop jeune pour avoir besoin d’une checklist. C’était bon pour mes parents lorsqu’ils préparaient les vacances… pour ne pas se retrouver sans masque, bonnet, bottes ou bâtons à la montagne.

En arrivant à Chicago je sors de ma valise l’accessoire indispensable aux US : un adaptateur. Et me réjouis. C’est un cadeau de mes collègues de chez Next Action. Ils connaissent bien les changements de prises entre le Royaume Uni, l’Europe et les Etats Unis.

Combien de fois ai-je dû en racheter un ! Ce petit accessoire n’était pas sur mon radar quand je préparais ma valise. Mais c’est fini !! Aujourd’hui, j’ai ma checklist déplacements.
J’ai enfin appris ma leçon.

Je vérifie ma liste une dernière fois avant de partir, et me retrouve à l’aéroport non seulement avec passeport et billet mais aussi avec la monnaie locale et l’adaptateur qui va bien !

Tout va bien à Chicago alors ? – OUI ! Sauf la tempête de neige ! Petite ligne à ajouter à me checklist : vérifier la météo locale …

Et vous ? Que pouvez-vous externaliser sur une liste afin d’éviter les surprises ?

Partager

Gundula Welti

Comments

  1. Patrick Bourg Says: janvier 12, 2020 at 12:24

    La listériose est effectivement potentiellement une grave maladie !

    On la voit dans la névrose obsessionnelle au service de la maitrise du monde avec le truchement du stade sadique-anale: le sphincter anal étant la métaphore de la maîtrise musculaire de nos sorties et de nos retenues (la bouche étant celle de nos entrées-sorties, tel qu’on le voit dans l’anorexie ou la boulimie-vomissement (équivalent obsessionnel du stade sadique-oral).
    On retrouve ce même art de la liste chez ce grand philosophe moraliste: Sade. Oui le Sade du stade sadique oral et anal. Le moraliste fait des listes, des prescriptions à suivre impérativement (« Sade avec Kant »: Lacan): chez Sade ces listes sont un peu particulières et se terminent en gros par « Foutrez, foutrez et foutrez »
    Un impératif, même sexuel, reste un impératif donc une morale ! Cela peut permettre d’avoir un sourire ironique et humoriste sur ce qu’on a appelé la libération sexuelle qui faisait partie de la liste obligée !

    Et il y a un point commun entre toutes ces listes: la maîtrise. Ce qui est redouté c’est ce fameux complexe de castration si l’on venait à oublier, à manquer, à ne pas anticiper: l’horreur absolue ! Ce qui est redouté et banni c’est l’improvisation avec son lot de possibilités infinies non prévisibles: pas de place donc pour la créativité inopinée.

    Ne demande t-on d’ailleurs pas à nos hommes politiques de nous faire des listes de leur programme (que nous ne lirons pas …), en faisant fi qu’une partie de la politique se joue dans l’ici et le maintenant… et n’est donc pas prévisible ! Au passage, notons que l’un des problèmes des listes… est qu’il faudrait faire une liste, pense-bête pour penser à les lire…
    Ne voit on pas les listes faire même irruption chez les sexologues qui sont promptes à nous faire les checklists du protocole pour arriver à l’objectif qu’ils croient pouvoir fixer à la sexualité (dont le sacro saint orgasme: objectif de maîtrise) ! La liste pathologique est le listING qui procure une jouissance pour elle même, en dehors de toute utilité, par simple plaisir de maîtrise. On n’est pas très loin du collectionneur qui thésaurise une liste d’objet.

    « Que pouvez-vous externaliser sur une liste afin d’éviter les surprises ? »: la réponse est bien là: « éviter les surprises ». Cela me semble normal si l’oubli peut s’avérer dangereux pour la vie (je pense à certains éléments vitaux dans une course en montagne). Par contre, il y a d’autres moments de la vie où la liste me sadise, justement en empêchant les surprises c’est à dire l’émergence de la nouveauté, de la culture comme « épreuve de l’étranger » (Novalis). Ce qui est donc critiquable dans la liste c’est son systématise maladif: la liste y est l’incarnation d’un surmoi cruel et moraliste intransisgeant.

    On voit donc que la liste peut osciller entre le meilleur et le pire.

    Il y a aussi le problème de qui fait la liste ? Ça peut être la religion avec son catéchisme (islam: « soumets toi »; « credo absurdum » son équivalent c chrétien), ça peut être le parti avec son petit livre rouge, ça peut être le code de la route (utile à faire société): après tout, toute société repose sur une liste d’interdit que nous avons en commun dont les fameux dix commandements dont le tabou de l’inceste universel. Et même quand j’ai l’impression que c’est moi qui fait la liste se pose la question de savoir si je ne suis pas ventriloqué par un surmoi qui agit comme un cheval de Troie, c’est à dire un extérieur internalisé !

    Il y a aussi des listes poétique tels les Inventaires à la Prévert (le même Prévert qui faisait collection de boites d’allumettes !). Roland Barthes critiquait avec humour son goût immodéré pour les mots et la linguistique sur le mode du collectionneur de mots! D’autres collectionnent les idées philosophiques qu’ils pourraient lister, les cotations de voies, les dénivelés…!!! La maîtrise vous dis-je !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *