Le marteau

21 Nov 2015

 

 

Je mets souvent en garde les participants de mes cours: « ne négociez pas seul dans votre tête, vérifiez ce que pense votre client ».

 

 

Un jour, une participante a raconté le sketch suivant:

 

MarteauUn jeune homme aménage dans un immeuble et croise son futur voisin de palier. Il monte ses cartons, met en place ses meubles et se rend compte qu’il ne peut pas suspendre ses cadres n’ayant pas retrouvé son marteau.

 

Il pense à son voisin et se souvient de son regard sombre. Il se dit que celui-ci doit être déplaisant… probablement l’enquiquineur de l’immeuble… un retraité qui n’a rien d’autre à faire que d’espionner ses voisins… un homme seul, probablement délaissé par sa propre famille… du genre à frapper contre le mur si la musique est trop forte et à envoyer un mot au syndic pour se plaindre des odeurs de cuisine.

 

Enervé à l’idée de devoir supporter ce rustre, il va frapper à sa porte. Quand le voisin entrouvre la porte, le jeune homme lui aboie : « vous savez ce que vous pouvez en faire de votre foutu marteau ? »

 

Voilà ce qui arrive lorsqu’on échafaude seul toute une histoire, à partir d’une bribe d’information.

 

Ça vous rappelle quelque chose ?

 

 

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Gundula Welti

Comments

  1. Que de sagesse, une nouvelle fois, dans ces propos. Combien de fois ou de situations, certains n’y vont pas parce que c’est soi-disant déjà joué et déjà perdu, parce que « on » (quel con ce « on » !) est sûr(e)e se faire rembarrer ou que l’autre ne comprendra ou ne sera pas en mesure de comprendre tout le génie de la proposition que « on » a à lui faire ?

    Alors qu’avec de la volonté, un sourire, il est si facile de désamorcer ce qui semble être un Himalaya. Think positif est plus qu’une pensée, cela devrait être une « religion »

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