Le gruyère

11 Mar 2017

gruyère« Plus il y en a – moins il y en a. C’est comme le gruyère » !  – ? Perdue, il m’explique : « Dans le gruyère, il y a plein de trous. En ajoutant plus de gruyère, tu obtiens encore plus de trous ! Donc plus tu en as, moins tu en as ! »

Je trouve sa logique complètement enfantine.  Jusqu’à ce que cela murisse. Après tout, c’est un syllogisme selon Socrate.

En travaillant pour prendre soin de ma famille, je suis absent. Plus je prends soin de ma famille, moins je passe du temps avec eux. Donc, plus je prends soin de ma famille, moins je passe du temps avec elle !

Ce sont deux faces d’une même pièce. Un côté lumière et un côté ombre. En augmentant la pièce pour avoir plus de lumière, j’augmente aussi la part d’ombre !

La métaphore du gruyère, un peu fort en odeur, nous permet de prendre du recul sur tous les grands et petits excès de notre vie. Je bois plus pour m’amuser plus – mon mal de tête augmente aussi. Je gagne encore plus d’argent – je vois encore moins mes enfants.

Quelle  part de gruyère avez-vous augmenté sans avoir réalisé que vous avez aussi augmenté le nombre de trous ?

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Gundula Welti

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