Du relief

19 Jan 2019

Cette année, il valait mieux ne pas voyager avec moi. Lors de ma semaine de voile en Grèce, le Medicane, (la version méditerranéenne du Hurricane) a sévi. Quand je suis arrivée en Italie pour monter à cheval, un orage particulièrement violent avait abattu de nombreux arbres.

A chaque fois, je rouspétais intérieurement. Les deux lieux étaient connus pour leur climat favorable ! Injustice !

Néanmoins, nous en avons profité pour visiter L’Acropole et la ville d’Athènes. Après la journée de pluie en Italie, le soleil a pointé son nez et nous nous sommes émerveillés devant la lumière reflétée dans les gouttes de pluie sur les feuilles. Nous avons admiré les nuages se balader dans un ciel d’un bleu immaculé.

Chacun de ces deux voyages n’était pas en accord avec mes prévisions. Mais le relief donné par l’imprévu a fait ressortir des éléments qui seraient passés inaperçus.

Et vous ? Quel élément perturbateur a fait sortir une surprise dans votre vie ?

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Gundula Welti

Comments

  1. Nombreux philosophes font remonter la naissance de la philosophie à la capacité de s’étonner, de se laisser perturber, de « se laisser instruire par l’inattendu », d’être sensible à « l’épreuve de l’étranger », etc. Ce ne sont donc pas les éléments extérieurs qui nous perturbent et nous surprennent, mais au contraire notre désir, notre capacité à se laisser pénétrer et perturber… qui nous perturbe ! De ce fait, l’élément extérieur n’est que le révélateur de cette capacité mais nullement sa cause ! La jouissance (j’ouir-du-sens) vient de l’intérieur et l’extérieur ne sert que de révélateur !
    C’est donc un renversement de la logique de raisonnement qu’il faut opérer: un élément surprenant ne peut surprendre… que quelqu’un qui a, au préalable, cette capacité à se laisser surprendre (c’est exactement la même chose pour l’orgasme !!!). La ‘surprenante’ est première, l’objet second: il n’est peut être pas inutile de rappeler qu’ob-jet se constitue de OB et JET: littéralement ‘jeter devant soi’: un objet est toujours jeté devant nous par notre propre capacité à le saisir: « l’objet n’existe pas en dehors du concept qui le saisit » !
    L’un des premiers philosophes à avoir opéré cette révolution dans notre façon de penser est celui qui a écrit ceci: « nous ne désirons pas une chose parce qu’elle nous est bonne, mais au contraire, c’est parce que nous la désirons que nous la disons bonne » ! Il aurait pu tout aussi bien écrire: « nous ne haïssons pas une chose parce qu’elle est mauvaise, mais au contraire c’est parce que nous la haïssons que la disons mauvaise »: c’est Freud, le spinoziste, qui le précisera en pointant la projection chez le paranoïaque… projection, qu’hélas, partage une très grande partie de l’humanité; c’est d’ailleurs le thème central du mythe de caverne de Platon.

    • Gundula Welti Says: janvier 26, 2019 at 2:31

      WOW Patrick merci pour ces explications. Tu rends la philosophie digeste pour le non-initié et plus : tu sais rendre curieux. Je voudrais en savoir encore PLUS !
      Merci.

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